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domenica 20 maggio 2012

Mauvaises intentions #3

[Pour rappel : Afin de soutenir les camarades inculpé-e-s, et pour ceux et celles qui le peuvent :
Rendez-vous Lundi 14 mai, à la 10e chambre du TGI de Paris (Métro cité) pour la première audience.]

Autour du procès antiterroriste de mai 2012


 Il nous importe de partager des expériences et de construire un discours collectif et une solidarité la plus large possible face à la répression. Partager ses expériences, c’est aussi tenter de comprendre et d’expliquer certaines limites de l’antirépression qui reste un moment auquel il est difficile d’échapper. Recueil de textes- avril 2012 contact : solidaritesinculpesAAAriseup.net soutien financier : billet ou chèque à l’ordre de "Les" à envoyer à Mauvaises Intentions, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris Infokiosques.net, pour sa part, propose le DOSSIER "Mauvaises Intentions", où se trouvent archivés - de la manière la plus exhaustive possible - les textes, analyses, comptes-rendus d’actions glanés sur les sites d’informations "alternatifs"...

Recueil de textes- avril 2012 

contact : solidaritesinculpes AAA riseup.net
 soutien financier : billet ou chèque à l’ordre de "Les" à envoyer
 à Mauvaises Intentions, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris

Infokiosques.net, pour sa part, propose le DOSSIER "Mauvaises Intentions", où se trouvent archivés - de la manière la plus exhaustive possible - les textes, analyses, comptes-rendus d’actions glanés sur les sites d’informations "alternatifs"...

SOMMAIRE

1/ Introduction

2/ Rappel des faits

- chronologie rapide
- révoltes du « CPE ». La solidarité continue ! +
- extraits de la procédure antiterroriste +
3/ Antirépression & luttes sociales
- un pavé dans les rouages +
- travail, prison, travail +
- solidarité ! +
- danse avec l’état +
- contribution aux discussions sur la répression antiterroriste +
- briser ses liens… +

4/ Temps judiciaire et techniques policières

- garde à vue : manuel de survie en garde à vue +
- taule : texte d’un prisonnier du mitard de Bois d’Arcy +
- taule : lettre de Frank depuis la prison de La Santé +
- contrôle judiciaire : la prison à la maison +
- contrôle judiciaire : depuis notre chez nous carcéral +
- expertise psy : lettre à un expert psychiatre +
- adn : sur l’ADN – du sang, de la chique et du mollard +
- enquête : analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste +
- antiterrorisme : face à l’outil antiterroriste +

5/ Solidarité

- actions de solidarité
- caisses et collectifs de solidarité
- émissions de radio anticarcérales

Ile de Lesvos, Grece : Action directe “interventionniste” à Mytilini par quelques camarades

Hier après-midi (13/4), dans la ville de Mytilini nous avons distribué 500 textes sous les portes aux maisons et aux patés de maisons sur ceux poursuivis pour participation aux CCF aussi bien qu’en tant que membres.
Nous avonc pris soin d’orienter notre discours d’une telle facon qu’il ne pouvait pas être immédiatemment compris en incorporant notre texte dans la trame d’un journal local.
Nous avons choisi cette manière d’agir afin de briser la régularité de la ville, mais aussi pour mettre en avant le sort de ces prisonniers politiques.
PAS DE CAMARADES DANS LES MAINS DE L’ETAT
LIBERTE POUR TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES

Source



http://fr.contrainfo.espiv.net/2012/05/18/ile-de-lesvos-grece-action-directe-interventionniste-a-mytilini-par-quelques-camarades/

Procès "Mauvaises Intentions" : textes

[Par principe, nous ne relayons que les textes glanés sur Indymedia ou signés par des camarades, et pas les articles de la presse bourgeoise. Il nous semble en effet particulièrement mal venu d'aider des apprentis scribouillards ou journalistes confirmés à faire leurs lovés sur le dos de camarades qui encourent jusqu'à dix ans de prisons alors même qu'il existe d'autres sources, fiables, moins approximatives et plus proches des idées et pratiques que nous défendons.]


[Procès mauvaises intentions] Première journée  

[Info supplémentaire : les deux personnes gardées à vue au commissariat de la goutte d'or suite aux 15 arrestations de Lundi 14 Mai aux abords du T.G.I ont finalement été relâchées hier - voir commentaires d'indymedia paris sur le même article]

Procès antiterroriste : premier jour agité 

Nous sommes allés exprimer notre solidarité avec les six camarades poursuivis pour association de malfaiteurs à visée terroriste au tribunal de grande instance de Paris. Alors qu’une cinquantaine de personnes était rentrée dans la salle d’audience, un petite centaine est restée devant. Comme nous étions mal intentionnés, nous avons déployé une banderole sur laquelle était écrit « La démocratie enferme et tue, à bas l’État et la capital » et commencé à crier pour faire entendre notre solidarité aux camarades à l’intérieur.

« Liberté pour tous avec ou sans papiers » ; « À bas l’État, les flics et les patrons ! » ; « Pierre par pierre et mur par mur nous détruirons toutes les prisons » ; « Liberté pour tous avec ou sans chlorate ». On a aussi chanté quelques chansons en s’appliquant particulièrement sur la phrase « Sache que ta meilleure amie, prolétaire, c’est la chimie ! »

Les flics nous ont arraché la banderole, et comme ils avaient pas l’air d’aimer nos slogans ils ont demandé qui était le chef pour ouvrir les négociations, en cœur, nous leur avons crié notre refus des chefs.

 Au bout d’une demi-heure, les flics ont été rejoints par d’autres de leurs collègues, on leur a fait savoir ce qu’on pensait d’eux en criant « Flics, Porcs, Assassins ! », puis comme on savait ce qu’ils allaient faire, on s’est mis en chaîne et préparé à se faire virer, non sans continuer de crier notre solidarité. Après quelques bousculades, ils ont ouvert la grande porte au rez-de-chaussée et nous ont jetés dehors.

Pendant l’heure qui a suivie, les flics nous ont suivis et pourchassés dans la rue jusqu’à arrêter et vérifier l’identité de quinze personnes. Deux d’entre elles sont en GAV au commissariat de la Goutte d’Or. On ne sait pas pour quel motif.

Ni les flics, ni les juges n’arrêteront nos révoltes ! Solidarité avec les six camarades dont le procès continue demain mardi, mercredi et lundi 21 et mardi 22, à 13h30 à la 10e chambre du tribunal de grande instance de Paris.

Trouvé sur Indymedia Paris.
 
[Mauvaises intentions] Le coupable est… Indymedia ! 

Le site indymedia a été cité à maintes reprises lors de l’audience cet après-midi. Ce fut d’abord pour dire que les RG signalaient en 2006 que certain-es proposaient sur le site de faire des actions contre les lignes sncf. Plus tard, la juge demanda à Bruno quels liens il entretient avec indymedia, puisqu’il y a été publié le texte « pourquoi je me suis fait la malle ». Puis après quelques autres questions elle lui a demandé s’il suivait des directives publiées sur le site lorsqu’il refusait de répondre aux questions en garde à vue et lorsqu’il refusait les différents fichages. Enfin, lorsqu’un élément du dossier évoque la ville de Nantes, la juge ne se prive pas de remarquer que dans cette ville aussi il y a un indymedia…

Y’aurait presque de quoi rire si on ne sentait pas derrière une volonté perverse. À part ça, si je suis le premier à écrire quelque chose, je dirais que y’a eu pas mal de soutien, avec des slogans proférés par ceux qui n’ont pu entrer qui ont bien résonné aux oreilles des juges (apparemment à la fin les gens ont été repoussés hors du tribunal, il y a eu quelques contrôles d’identité et 2 personnes seraient restées en garde à vue). Seuls Bruno et Ivan ont été interrogés pour l’instant et il semble que la juge accepte l’idée qu’on ne met pas du curcuma dans un mélange qu’on voudrait faire exploser (il s’agissait donc bien d’un fumigène). Pour le reste (et probablement pour la suite) les questions tournent autour de l’A.D.N et du fait de savoir si les uns et les autres se connaissaient bien, très bien, depuis quand et est-ce que ça constitue vraiment un groupe terroriste ?

Croiser des gens dans des manifs, des réunions et/ou des fêtes reste tout de même loin de constituer une organisation terroriste. Indymédia mis autant en avant, c’est aussi le signe qu’ils cherchent à étayer une accusation bien faible.

Vous tous, qui écrivez sur indymédia, vous êtes des terroristes !!!!

Trouvé sur Indymedia Paris, 15 mai 2012


[Cafards sur le procès anti-terroriste] 
L'ENFER DES BONNES INTENTIONS

Du 14 au 22 Mai, à Paris, s’ouvre le premier procès sous juridiction antiterroriste de 6 camarades désignés comme appartenant à la « mouvance anarcho-autonome. »

La Justice leur reproche des faits s’inscrivant dans diverses luttes de ces dernières années : la révolte des migrants enfermés dans le Centre de Rétention Administrative de Vincennes, qui aboutit à sa destruction par le feu ; l’opposition à la construction des Établissements Pour Mineurs ; les manifestations de rage et de dégoût suite à l’élection de Sarkozy, ministre de l’intérieur devenu président ; et le mouvement de refus massif du CPE, contrat de travail destiné aux jeunes, qui permettait de les virer à tout moment en guise de bienvenue sur le marché.

La Justice fait son travail. Isoler, constituer des groupes pour les rendre responsables de pratiques largement partagées (grèves et manifestations sauvages, sabotages...), et ainsi redéfinir la frontière entre dialogue social acceptable et pratiques de luttes à réprimer ; enfermer quelques-uns pour faire peur à tous. Mais aussi, ici par l’invocation de l’imaginaire sanglant du « terrorisme », dépolitiser toute critique radicale, en la mettant sur le terrain moral du Bien et du Mal. Car puisque des mauvaises intentions suffisent à définir « l’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », le « terroriste   » n’est au fond qu’un mauvais citoyen qui veut cracher dans la soupe, et mérite ainsi le régime carcéral.

Des drames comme la tuerie de Toulouse – contre lesquels l’augmentation des pouvoirs de police ne peut pas grand chose - sont pain béni pour justifier les procédures antiterroristes, et plus généralement pour renforcer tous les dispositifs de gouvernement par la peur. En créant des épouvantails (islamistes, anarcho-autonomes…), de telles procédures permettent aussi de fabriquer, en creux, une nouvelle définition de la bonne citoyenneté, où chacun est enjoint non seulement de respecter la loi, mais aussi de faire preuve de bonne volonté, de se mobiliser activement pour la perpétuation de l’ordre social, c’est-à-dire pour l’économie, le capitalisme triomphant.

Toute institution ayant en charge de gérer des populations crée de bonnes catégories à faire vivre et de mauvaises à corriger. En tant que collectif de chômeurs et précaires, nous connaissons bien les deux faces de cette politique où s’entrelacent en permanence bonne vieille discipline et technologie high-tech du contrôle. Ce qui nous menace aujourd’hui n’est pas seulement ce qui est interdit et réprimé, mais ce que la société valorise et exige de nous ; à côté de la pénalisation des formes de refus et de résistance se renforce sans cesse une exigence de participation, de mobilisation pour l’ordre social (l’économie).

Que voyons-nous chaque jour dans ces officines de l’entreprise du « social » que sont les Pôle Emploi et les CAF ? Que le chômeur, et plus généralement tout usager d’une institution sociale, est d’emblée soupçonné de fraude, de refus d’insertion, bref de mauvaise volonté. Et que cette présomption de culpabilité transforme des droits collectifs en faveurs à mériter au cas par cas, chaque allocataire ayant à prouver sa mobilisation dans la course à l’emploi, à donner des gages d’insertion, de bonne volonté envers « l’intérêt général », sous peine de perdre ses allocations.

Et si depuis des années, on assiste (on désigna un temps par « sarkozisme » ce phénomène) à une banalisation des arrestations, des garde-à-vue, des perquisitions, des interrogatoires, comment ne pas la rapprocher de la multiplication, dans le même temps, des contrôles domiciliaires, des rdv obligatoires d’évaluation et autres contrôles humiliants que subissent tous ceux qui touchent une allocation sociale ? Petite terreur de l’agent de la CAF s’immisçant chez nous pour chercher à nous piéger, à nous couper nos moyens de subsistances, et grande terreur du juge antiterroriste qui peut te mettre en prison des années pour des textes contestataires et des fumigènes bricolés, s’opposent moins qu’elles ne se complètent. Dans une société qui ne promet plus grand chose – on parle de « crise » – , reste le gouvernement par la peur, par l’individualisation, par l’intériorisation de force de ce qui doit être la bonne conduite, le bon comportement. Qu’importe que l’inégalité règne, que la subordination de classe reste le fondement de l’économie, puisqu’il est à la portée de chacun de s’impliquer, d’être motivé, de rester employable ou de travailler à le devenir, c’est-à-dire avoir un projet de vie inscrit dans l’horizon du travail salarié. Qu’importe si rien n’est vrai, puisque c’est (la bonne) intention qui compte.

Il nous faut construire les moyens collectifs de s’attaquer à ces dispositifs qui cherchent, au tréfonds de nous, dans un binarisme absurde, soit à nous faire plaider coupable, en faute et en dette face à cette société, prêts à subir le châtiment, soit à nous épuiser à donner des preuves de notre innocence et de notre bonne volonté.
Et si nous sommes solidaires des 6 camarades dont le procès commence en même temps que la nouvelle présidence, c’est au nom d’un refus commun de ces figures qu’on voudrait nous voir incarner : le bon citoyen et le bon pauvre, le bon français entreprenant et délateur, xénophobe et travailliste.
Nous, chômeurs et précaires, continuerons à refuser de nous faire insérer de force, et à porter de bien mauvaises intentions envers cette société qui ne promet rien que nous désirions.

CRACHONS DANS LA SOUPE, ELLE EST DÉGEULASSE !
LIBERTÉ POUR TOUS LES MAUVAIS PAUVRES 
ET MAUVAIS CITOYENS EMPRISONNÉS !

CAFards de Montreuil, collectif de chômeurs et précaires en route vers un paradis pavé de mauvaises intentions. cafardsdemontreuil@riseup.net – cafard93.wordpress.com
— -
extrait de la brochure Mauvaises Intentions #3 infokiosques.net/mauvaises_intentions :
Petit rappel des faits Ivan, Bruno et Damien sont arrêtés en janvier 2008 alors qu’ils se rendent à une manif devant le centre de rétention de Vincennes avec des fumigènes artisanaux et des crève- pneus, qui deviennent pour la justice et les médias une “bombe à clous”. Ivan et Bruno sont alors placés en détention préventive et Damien sous contrôle judiciaire. Quelques jours plus tard, Inès (*Isa) et Franck (*Farid) sont arrêtés lors d’un contrôle des douanes à Vierzon en possession de manuels expliquant des techniques de sabotage, du plan d’une prison pour mineurs et de chlorate. L’antiterrorisme se saisit de l’affaire. Les flics prétendent que l’ADN d’Isa correspondrait à une des 5 traces ADN présentes dans un sac contenant des bouteilles d’essence, retrouvé sous une dépanneuse de flics pendant l’entre-deux-tours des présidentielles de 2007. Rapidement, ces deux enquêtes sont jointes en un seul dossier, instruit par les mêmes juges antiterroristes. La police ratisse alors dans l’entourage des personnes arrêtées et des personnes fichées “anarcho-autonomes” pour tenter de trouver qui se cacherait derrière les ADN manquants. Javier (*Juan), le frère d’Inès (*Isa), puis Damien (qui avait été arrêté avec Ivan et Bruno) sont mis en prison pendant plusieurs mois car leurs profils ADN cor- respondraient aussi aux traces retrouvées sous la dépanneuse. Par ailleurs, en juin 2010, Javier (*Juan) a, en plus, été mis en examen pour une série de sabotages par incendie sur des armoires électriques de signalisation SNCF qui ont paralysé une partie du trafic ferroviaire en 2006 pendant le mouvement “CPE”. Son ADN aurait été retrouvé sur le lieu d’une tentative de sabotage. Inès (*Isa), Javier (*Juan), Damien, Ivan, Franck (*Farid) et Bruno ont chacun fait entre 5 et 13 mois de détention préventive dans le cadre de cette procédure. Et ils restent sous contrôle judiciaire jusqu’au procès en correctionnelle. 


http://lecridudodo.blogspot.com/2012/05/proces-mauvaises-intentions-textes.html

Athènes : revendication de l’incendie du véhicule de Themis Skordeli (candidate aux élections législatives d’Aube Dorée)

Cela fait 3 ans et demi que la guerre aux immigrants d’Aghios Panteleimos a débutée. Et vous avez fait votre credo d’être en première ligne depuis ses premiers raids.
Vous étiez aux premières loges du nettoyage des parcs dans votre zone et vous avez même bouclé ses terrains de jeux. Vous avez parcourue les chaînes de télé et fièrement déversé votre poison raciste, le transformant en un spectacle médiatique.
Et quand vous pensiez que la peur avait saisi tout un chacun de religions différentes et dans chacun des quartiers étrangers, vous avez organisé de nouvelles patrouilles racistes dans d’autres parcs, cette fois un peu plus loin.
Après, vous avez recommencé lors des pogroms racistes de mai 2011. Et quelques mois plus tard vous avez fait des flics qui vous amenaient au tribunal vous ainsi que deux autres connards aux mêmes idées, accusés d’avoir poignardé des immigrants, vos amis.
Au final, vous avez réussie à être candidate aux législatives sur la liste de votre bien-aimée Aube Dorée, en récompense à tout le travail pourri que vous avez accomplie toutes ces années. Et jusque là vous pensiez que tout allait pour le mieux.
Mais voyez la mémoire n’est pas si facile à duper. Quand vous pensiez que vous l’aviez jetée dans les poubelles de l’Histoire une fois pour toute, voilà qu’elle se matérialise devant vous soudainement, sans demander la permission. Themis, vous étiez un important chapitre symbolique de ces formations réactionnaires “comités de résidents”. Mais vos actions ont eu avant tout des résultats importants, sérieux. Et nous ne les oublions pas. C’est pourquoi nous avons décidé de brûler votre moto le 2 mai 2012, en plein jour dans la rue Acharnon, dans le coeur de votre infâme quartier. Ainsi vous ne pouvez jamais ni nulle part vous sentir en sécurité. Nous savons que juste un CCS cramé n’est rien comparé aux traumatismes que vous avez causés. Mais les hostilités continuent.
Jusqu’à ce que nous nous revoyons…
Patrouille antifasciste métropolitaine.
Source
Dans cette vidéo, de la minute 13″00 à 13″42, vous pouvez voir comment Themis Skordeli menace et insulte des immigrants, avant qu’elle ne parte sur sa moto.


http://fr.contrainfo.espiv.net/2012/05/18/athenes-revendication-de-lincendie-du-vehicule-de-themis-skordeli-candidate-aux-elections-legislatives-daube-doree/

en fr - Merksplas - Riots in detention center

MERKPLAS - Riots took place between prisoners and police inside the detention center for immigrants of Merksplas. According to some participants, the riots were very violent. Police intervened with about 40 coppers in the centre after tens of people revolted. Everybody was beaten and 5 persons were put in isolation.

bxl.indymedia.org
10/5/2012


Merksplas - Emeutes dans le centre fermé

MERKPLAS - Le 10 mai, il y a eu des affrontements entre prisonniers et policiers à l'intérieur du centre fermé de Merkplas. D'après certaines témoignages, c'était très violent. Une quarantaine de policiers sont entrés dans le centre afin de mettre fin à l'émeute. Ils ont matraqué tout le monde et 5 personnes ont été mis au cachot.  

bxl.indymedia.org
10/5/2012
 
 
http://suieetcendres.blogspot.com/

en fr - Brussels - Grenade against city counsel

BRUSSELS - During the night, a grenade was thrown on the parking lot of the building of the City Counsel of Anderlecht. Damage is limited, only a few vehicles on the parking lot belonging to the CPAS of Anderlecht (Social Welfare Institution) were damages.
Police refuses to comment the explosion. The neighbourhood investigation didn't help the police, witnesses heard the explosion, but didn't see nothing. 

15/5/2012
www.dhnet.be

Bruxelles - Grenade contre la maison communale d'Anderlecht

ANDERLECHT - Aux alentours de la place du Conseil, une déflagration a retenti dans la nuit de dimanche à lundi entre une et deux heures du matin. Il s’agissait d’une grenade qu’un ou des individus ont jetée par-dessus les palissades du parking accolé à la maison communale.

Aucun blessé n’est heureusement à déplorer et les dégâts sont limités. Seuls quelques véhicules ont été endommagés dont un véhicule du CPAS anderlechtois. La grenade a probablement été jetée depuis la rue Georges Moreau, sa goupille ayant été retrouvée non loin.

L’affaire est prise très au sérieux et préoccupe fortement les autorités communales. La police locale se refusait ce lundi à tout commentaire. Toujours est-il qu’il s’agit là de la troisième grenade lancée dans les rues anderlechtoises ces deux dernières semaines. Il pourrait s’agir de représailles, voire d’une mise en garde musclée découlant d’opérations judiciaires qui se sont déroulées dans le quartier de Cureghem.

Néanmoins,“on n’a aucune piste et aucun élément qui nous permet de faire un tel lien, explique Geneviève Seressia, porte-parole du parquet de Bruxelles. Il n’y a pas eu d’interpellations. L’enquête de voisinage n’a rien donné. Des témoins ont entendu la déflagration, mais n’ont rien vu.”

15/5/2012
www.dhnet.be
 
http://suieetcendres.blogspot.com/

Montréal : adoption de la loi spéciale, le syndicat étudiant "radical" La Classe s’exécute, les manifs continuent


Prudente, la CLASSE retire son calendrier
24HMontréal, 19/05/2012 14h38
MONTRÉAL - Au lendemain de l’adoption de la loi spéciale, la CLASSE joue la carte de la prudence en retirant sur son site internet « Bloquons la hausse » le calendrier qui faisait état des manifestations étudiantes à venir.
En vertu de la loi 78, adoptée vendredi par l’Assemblée nationale, une personne, un organisme ou un groupe qui organise une manifestation de 50 personnes ou plus doit fournir par écrit aux policiers la date, l’heure, la durée, le lieu et l’itinéraire de leur marche, et ce, au moins huit heures avant le début du rassemblement. Les personnes ou groupes qui contreviendraient à cet article s’exposent à des sanctions.
La loi spéciale de Québec empêche aussi à quiconque de faire obstacle ou de nuire à la reprise des cours dans les cégeps et universités. Tout rassemblement se tenant à moins de 50 mètres des terrains d’un établissement d’enseignement est interdit.
Le calendrier de la CLASSE pourrait être lourd de conséquences pour les représentants étudiants, car la loi spéciale du gouvernement Charest prévoit des amendes salées pour les personnes ou groupes qui aideraient ou inciteraient « par un encouragement, un conseil, un consentement, une autorisation ou un ordre » une autre personne à commettre une infraction visée par la loi 78. Pour les associations étudiantes comme la CLASSE, ces amendes peuvent grimper jusqu’à 125 000 $.
Joint samedi après-midi, l’attaché de presse de la CLASSE, Renaud Poirier St-Pierre, n’a pas voulu confirmer pourquoi son association étudiante avait retiré le calendrier des manifestations à venir de son site web. Les membres de son association se réuniront dimanche en congrès pour discuter de la loi spéciale, a-t-il rappelé.
Loi contestée
Vendredi, tant la FEUQ, la FECQ et la CLASSE ont annoncé leur intention de contester la loi 78 devant les tribunaux. « On va essayer d’être le plus créatifs possible pour contester cette loi », avait affirmé le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, qui n’excluait pas d’en appeler à la désobéissance civile.
« La réflexion va se poursuivre. On est dans un moment unique de notre histoire. Il va falloir une réponse d’exception à cette loi d’exception. Est-ce que nous allons appeler à désobéir à cette loi ? C’est le genre de questions auxquelles nous allons répondre avec nos avocats durant la fin de semaine et notre congrès dimanche », avait-il ajouté.

Plusieurs milliers de personnes contre la loi 78
Métro, 19 mai 2012 | 0:02
MONTRÉAL - L’adoption et l’immédiate mise en vigueur de la loi spéciale 78, qui tente notamment de contrôler les manifestations, n’ont pas empêché des milliers de manifestants de marcher dans les rues du centre-ville de Montréal, vendredi.
A l’exception d’une forte tension provoquée par des affrontements entre policiers et certains manifestants, la marche s’est déroulé en bonne ordre. A minuit, les manifestants continuaient de déambuler dans un calme relatif dans les rues de Montréal.
Il était difficile d’évaluer la foule mais à un certain moment, alors que la tête arrivait au parc Emilie-Gamelin, la queue de la marche, clairsemée atteignait l’intersection de Sainte-Catherine/Université, à environ 1,5 km de distance.
Moins de 60 minutes après le début de la manifestation, la situation est devenu chaotique. Le Service de police de la Ville de Montréal a déclaré la manifestation illégale peu avant 22 h. Sur son compte Twitter, il a affirmé avoir tenté de « procéder à des arrestations ciblées » et affirmé avoir émis quatre avis de dispersion à la foule. Mais cela n’a pas empêché la manifestation de se poursuivre. Et les policiers l’ont tolérée.
Des affrontements semblaient s’être déroulés entre des protestataires isolés et des policiers. À un certain moment, plusieurs policiers se sont rapidement déplacés, semblant se lancer à la poursuite d’individus à l’écart de la manifestation. Les représentants ont déployé des fumigènes, mais un extrémiste a répliqué en lançant un ou deux cocktails Molotov à l’intersection du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Urbain.
Sur les ondes de CUTV, une télévision universitaire qui diffusait des images sur Internet, on a même pu voir un camion de police foncer vers un groupe de manifestants. Les policiers ont demandé à la foule de se disperser. Plusieurs groupes se sont alors formés. Des grenades assourdissantes ont été lancées.
Les gens sont revenus à leur point de départ, s’interrogeant sur la suite des événements, avant de reprendre leur marche dans le calme. Et le SPVM a laissé la manifestation se poursuivre, affirmant sur Twitter que « Tant que les gens continuent de manifester de façon pacifique et calme, la #manifencours peut continuer ».
Au moins une arrestation avait été effectuée. L’individu aurait commis un voie de fait contre un policier.
La situation a contraint le STM à interrompre le service d’autobus dans le quadrilatère René-Lévesque, Sherbrooke, Amherst et Université.
La soirée avait plutôt bien débuté. Déjà plus d’une heure avant le début la marche, la 25e en autant de soirs, quelques centaines de personnes s’étaient déjà pointées au lieu de rassemblement habituel, le parc Émilie-Gamelin. Puis des milliers de personnes sont venues les rejoindre.
Peu avant 21 h, elles ont entrepris la manifestation en empruntant la rue Berri vers le nord tandis qu’un petit groupe de manifestants, tentant peut-être de déjouer les forces policières, se dirigeait vers le sud.
Plusieurs retardataires se sont joints au cortège en cours de route. Des passants ont également applaudi et appuyé les manifestants.
La colère des manifestants était visible. Certains ont même brûlé ce qui semblait être une copie de la loi. Divers slogans hargneux ont été lancés tels « Charest, t’es mort. On va te trouver une tombe dans le nord. »
Plusieurs des participants déambulaient dans les rues pour la première fois. Milly Pominville, une jeune cégepienne de 20 ans, reconnaissait sa nervosité et disait espérer que rien de grave ne se déroulerait. Elle avouait sa « haine » envers Jean Charest, réclamant son départ. Elle a qualifié la nouvelle loi de « stupide » avant de promettre de revenir manifester tous les soirs.
A l’instar des autres soirs, les policiers étaient fortement présents. Toutefois, contrairement aux manifestations précédentes, le Service de police de la ville de Montréal a indiqué qu’elle avait reçu un itinéraire avant le début de l’événement.
A Québec, des milliers de personnes s’étaient donné rendez-vous devant l’Assemblée nationale avant d’entreprendre une longue marche dans les rues de la capitale. Là aussi, les organisateurs avaient remis un itinéraire aux policiers. Revenus devant le parlement, les gens sont demeurés en place et ne se sont pas dispersés.
Des manifestations se sont également déroulées dans plusieurs autres villes du Québec, dont Gatineau, Sherbrooke, Trois-Rivières et Rimouski. Dans cette dernière ville, plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement, selon RDI.

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=5039

Bruxelles - Forest, St-Gilles, toute prison est invivable

Hier après-midi, deux grandes banderoles ont été attachées sur Saint-Gilles : une sur la Porte de Hal, l’autre en haut de la chaussée de Forest à l’entrée de St-Gilles. Sur les banderoles : "Forest, St-Gilles, toute prison est invivable. Détruisons toutes les prisons."
Pendant une bonne heure, des compagnons et compagnonnes ont ensuite distribué le tract ci-dessous aux passants.
Publié le 17/5/2012 sur Indymedia Bruxelles
St-Gilles, Forest,... : toute prison est invivable Détruisons toutes les prisons
Depuis quelques semaines, la prison de Forest attire l’attention de quelques haut-placés, entre autre un procureur. Après sa participation active à l’envoi de milliers de personnes en prison (entre autre à Forest) ce monsieur le procureur déclare que la prison de Forest est invivable, et ben... On se demande : n’est-elle pas dans cet état depuis des années ? À quatre dans une cellule pour deux, partage de couverts car il n’y en a pas assez pour tout le monde, pas de soins pour les prisonniers qui souffrent de tuberculose, pas plus qu’une heure de promenade par jour... Et comme cerise sur le gâteau : des actions de service minimum de la part des matons, ce qui aggrave toujours la situation en taule : pas de promenade, pas de visite, pas de douche, pas d’activités.
Puis, il y a eu le bourgmestre de Forest qui s’en mêlait et menaçait de déclarer le bâtiment insalubre. On s’est posé la question : qu’est-ce que ce serait, une prison vivable ? Qu’est-ce que ce serait une prison salubre ? Et nous n’avons pas trouvé de réponse. Même une cage dorée reste une cage, pas vrai ? L’Etat par contre a ses plans pour construire 10 nouvelles prisons qu’il prétend « plus humaines » que les vieilles structures comme Forest, Saint-Gilles, Verviers (déclaré insalubre en automne 2011). Ce seront des établissements plus grands, avec plus de cellules, pour enfermer plus de gens. Ce seront des établissements propres, stériles, comme des laboratoires où on expérimente sur des gens : comment injecter la docilité ?
En vrai, ce qui inquiète les hommes du pouvoir, ce n’est pas tant la question de savoir si la prison de Forest est invivable ou insalubre, mais plutôt la possibilité, pas si lointaine, qu’elle devienne ingérable. C’est-à-dire, que les prisonniers rassemblent leur courage, n’attendent plus la « bienveillance » des haut-placés et se révoltent, pas seulement comme un cri de vie et de liberté, mais pour détruire de fond en comble la prison. Aujourd’hui, à Forest comme dans d’autres prisons, il y a une occasion à saisir : endommager les aspects vitaux de la prison (comme les canalisations, les circuits électriques,...) pourrait entraîner leur fermeture.
La révolte, la mutinerie sont des options imaginables, elles ont toujours été pratiquées depuis l’existence même des prisons. En Belgique, le bon déroulement de l’enfermement est perturbé depuis des années. Evasions, émeutes, protestations, prises d’otage des gardiens, des complicités dans la révolte se tissent. Dehors, de l’autre côté des murs de la prison, d’autres insoumis passent à l’attaque : agressions contre des matons, attaques contre les entreprises qui se font du fric avec l’enfermement, incendies contre les bâtiments de la Justice et de la police etc.
Mais si nous appelons à la révolte dans et contre les prisons, c’est aussi parce que dehors, nous nous retrouvons en fait en prison. Une prison à ciel ouvert, certes, mais qui enferme tout de même. Pour que chacun reste dans sa cage, la cellule de sa vie. Le nom de ces cellules varie à l’infini : travail, école, pauvreté,... et nous, les prisonniers, sommes surveillés de mille manières. Là aussi, nous appelons à la révolte. Révolte contre la ville carcérale où l’on habite, contre tout ce qui nous opprime et nous exploite. Si on réfléchit un peu, il y a mille manières pour perturber le fonctionnement quotidien du pouvoir. Pour transformer ce qui est invivable en ingérable. Pensez Bruxelles, il suffit de regarder autour de soi, plus à travers les yeux de la résignation, mais à travers les yeux de celui qui désire la liberté. En sachant que chaque geste de révolte, chaque refus de baisser la tête, chaque sabotage du train-train quotidien trouvera ses échos.
Le chaos et l’imprévisible sont les ennemis de l’ordre et du contrôle, le bordel est notre langage joyeux. Brique par brique, mur par mur, détruisons toutes les prisons.
Quelques ingérables

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=5037

Dijon Festival Maloka 2012 aux Tanneries 25/26/27 mai

Vendredi 25 Mai 2012 - Dijon - Espace Autogéré des Tanneries bd de Chicago
Maloka présente :
19H / 7 euros ou pass 15 euros les 3 jours

HEYOKA ( Punk Rock / Dijon )
OI POLLOI ( Anarcho Punk / Scotland )
FERTIL MISERIA ( Anarcho Punk /Colombie )
USUAL SUSPECT ( Dub Punk / Belgique )
COP ON FIRE ( Punk Ska /Belgique )
KAMI ADA ( Anarcho Punk / Berlin )
HUMAN COMPOST ( Crust / Besançon )

Samedi 26 Mai 2012 - Dijon - Espace Autogéré des Tanneries bd de Chicago
Maloka présente :
15h00 débat sur les mouvements alternatifs et autonomes avec Mimmo Pucciarelli et des amis !
19H concert / 7 euros ou pass 15 euros les 3 jours

INNER TERRESTRIALS ( Ska Punk / UK )
MORAL DILEMMA ( Punk / UK )
MAGIC LORD AND MIGHTY DRAKKARS ( Ska Rocksteady / Rennes )
KLASSE KRIMINALE ( Street punk / Italie )
PSYCHO SQUATT ( Punk anar / Dijon )
COLLECTIF MARY READ ( Hip Hop / St étienne )
ATTENTAT SONORE ( Punk / Limoges )
NABAT ( Street punk / Italie )

Dimanche 27 Mai 2012 - Dijon - Espace Autogéré des Tanneries bd de Chicago
Maloka présente :
15H00, les Tanneries bilan/avenir
19H concert / 7 euros ou pass 15 euros les 3 jours

LES FÉES MINÉES ( Chanson / Besançon )
LE PRINCE RINGARD ( Chanson punk / Bretagne )
20 MINUTES DE CHAOS ( Crust Punk / Dijon )
RUINS ( D-beat Punk / Allemagne )
LES TÉNIAS ( Punk Rock / Dijon )
ANGRY CATS ( Rock and Roll / Paris )
THE OFFENDERS ( Ska 2 tone / Allemagne-Italie )
RDF ( Dub Punk / London )
festival maloka 25-26-27 mai 2012.jpg
festival maloka 25-26-27 mai 2012.jpg (84.8 Kio) Vu 410 fois


http://malokadistro.com/


Palestine : Manifestants réprimés à Ramallah

Plus de 80 Palestiniens ont été blessés par les forces israéliennes près de Ramallah, ce mardi. Après un rassemblement de masse sur la Place de l’Horloge de Ramallah, des manifestants se sont dirigés vers le checkpoint de Qalandyia et la prison israélienne d’Ofer entre Ramallah et Jérusalem pour commémorer l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens au moment de la fondation de l’État sioniste. Les médecins ont rapporté que 63 Palestiniens ont été blessés devant la prison d’Ofer et que 21 ont été blessés à Qalandiya tandis que les forces israéliennes tiraient des gaz lacrymogènes et des balles en acier enrobé de caoutchouc sur les manifestants.

http://www.secoursrouge.org/Palestine-Manifestants-reprimes-a

sabato 19 maggio 2012

en it fr - Opposing Repression: Conditioned Reflex or One’s Own Revolt?

Friday 25 April 2008
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A nasty wind is blowing, it’s useless to hide it. So nasty that a certain worry even spreads among the fine souls of the left, and the establishment of a "dictatorship" by the current government is denounced in an increasingly vehement manner. It is true, on the right they have never forgotten their traditional inclination for castor oil and the cudgel, but the fact remains that repression, censure and prohibition are the bread that every form of government administers to us, no matter what it is. In reality, beyond the political faction momentarily charged with administering it, it is this one-way world that requires a one-way life, made from a one-way thought and one-way behavior… in an authentic coherence of abjection. Up to the point of placing a ban on any critique, any dissent, any opposition, all of which are punctually isolated, circumscribed, slandered, suffocated, locked up, wherever they show themselves.

It would be sufficient to take a quick look at what is happening in the latest period pretty much all over Italy. Within the "movement", investigations, arrests, detentions, searches, beatings and intimidation are spreading farther and farther and reaching practically everyone, from the hot heads to the coldest passing through the tepid. The prison doors open to all: it is enough to be accused of an attack, or of having formed yet another subversive association, or of having hindered an identification or a police roundup, or of having removed an infiltrator from a demonstration, or of having participated in a vigil, or of having occupied a building; and soon even the mere accusation of coloring shop windows that overflow with commodities will be reason enough for ending up behind bars. At the same time, the authorities run through the thousands of possibilities furnished by the penal code in order to block every form of activity, freely dealing out expulsion orders and prohibiting entrance into cities to comrades residing in small neighboring villages (charming modern version sweetened from the old forced residence). Easy to foresee the increase of such repressive practices.
But more importantly, it is not only the movement – in its multiple shades – that the repression is aimed at, but rather it is society in its totality that is suffering a tight turn of the screw. The prohibition of criticism to the presence of Italian troops in Iraq has reached staggering levels: a soccer field was disqualified because the fans of the team that played there did not show the proper sorrow for the soldiers who died at Nassiriya; some underage students, guilty of having hung banners against the war, were dragged into a barracks and interrogated; other students who distributed a flyer had their houses searched; the shutting down of an information site like Indymedia was requested in parliament because it has hosted voices outside of the nationalist chorus. More generally, entire schools are passed through the sieve in search of drugs; foreigners possibly suspected of anything are expelled from the country in a few hours; hundreds of them are thrown out of their home in the middle of winter; satirical television shows are censored for being too satirical… and one could go on. Unfortunately, the examples are not lacking. On the contrary, they are increasing with a certain progression, like the furious reaction to the transit strike in Milan that left the city on foot for a day: if on the right a harsh punishment was invoked for the strikers, on the left there are those who call for the intervention of the army [to operate the streetcars] in the case of a new interruption of service. And it is easy to imagine what will happen as the new laws on drugs begin to be applied.
In the face of this, public discussion seems truly urgent to us, before every space for talk or action is forbidden to us.
Let’s start with a premise. The fact that today everyone who is not quick to spring to attention ends up in the sights of repression means that the division between the "good" to comfort and the "bad" to beat up has had its day. This will certainly not serve to unite the different spirits of the movement – with the permission of so many ecumenicists – divided by something quite different than the grade in conduct on the report card of the state, but it could contribute to the sweeping away of an old and insipid commonplace that is unfortunately widespread, the one according to which repression would be equivalent to a certificate of radicality: "I am repressed, therefore I am". The conviction that leads some people to believe that the more one is repressed the more one is, in a delirium of self-congratulations that in any case overflows in sacrifice. It is obvious that, at the moment in which repression is extending itself to every sector of society, it becomes ridiculous to think that it only strikes those who attack the security of the state. This means that, contrary to what the mob leaders of the various militant rackets think, the increase in repression does not, in fact, correspond to the growth of the revolutionary threat of the movement or any of its components. To be honest, it seems to us that the movement, meant in its broadest sense, is reaching one of its lowest points, everyone busy on the one hand with getting their share of the media and institutional pie and on the other hand with thrashing about in a chronic lack of perspective. The explosion of Genoa itself, which happened over two years ago, seems to us to be more due to an ensemble of circumstances, realized above all at the international level, than to a supposed maturity reached by the movement here in Italy (the flow that immediately followed from it give evidence of this).
But then, if the movement in itself is not really so strong, so dangerous for the sleep of their lordships, why are we witnessing this continual repetition of arrests and intimidations? In our opinion, it is because the social situation in its totality is now so weak and fragile as to not allow the ruling class to run too many risks. The edifice is still standing in all its monumental grandeur, but its foundations become more and more putrescent and the creaking gets louder and louder. As if to say that that we are not repressed because we are strong, decidedly not, but rather because they are weak. To be clear, we are not saying that this social order is not able to impose its will or that it is militarily vulnerable or any other such thing. Only that it advances more due to a motion of inertia than a propulsive action, resting more on a passive resignation than on an active consensus, in a context so lacerated that it is unable to guarantee any enduring stability whatsoever. In short, precariousness is even afflicting the ruling order. Aware of its own weakness, it finds itself constrained to raise its voice and intimidate its enemies, real or presumed as they may be; it does it now, because it can still take the liberty to do so. This leads it to exaggerate every event with the aim of creating alarmism capable of publicly justifying measures that would otherwise not be able to be proposed, and also of provoking the panic necessary for a shred of security capable of encouraging it.
As we have already said, this great barking of the guard dogs of power indeed strikes fear, but it also denotes a certain fragility. This should make us reflect on the possibilities that open before us, on how to outwit these mastiffs with the aim of laying hands on what they protect. Instead, it seems to us that the barking is becoming an obsession for too many comrades, leading some people to occupy themselves with exclusively with healing the wounds inflicted by their bites, and some people to challenge them for the pleasure of the conflict or because they aren’t able to see beyond this. We want to point out how in both cases, a decline in our objectives takes place, and thus also in our practice, as our aim is modified, changing from the struggle against the existent to the struggle against the forces that defend it. Is it the same thing? No, it is not without confusing cause and effect. Fighting and defending oneself against the forces of order does not in itself and for itself mean subverting the dominant social relationships. And at a time when these social relationships are particularly unstable, this is where we need to focus our attention, our theoretical and practical critique, avoiding as much as possible being driven by the conditioned reflex provoked by repression. Because otherwise we end up abandoning the fertile but unknown terrain of social conflict in order to take up a defensive position in the sterile but well-known terrain of opposition between us and them, between comrades and cops, in a conflict rich in spectators but poor in accomplices.
Now, with the mere act of investigating and arresting, the state manages to give someone who is repressed the illusion of being dangerous, of already doing something concrete, for this very reason. It gives all of us the fatal illusion of being strong , the illusion that our struggling is meaningful, whereas, in reality it is extremely weak (even if potentially harmful for the ruling order). In this way, we can claim to be satisfied with our activity, however lacking it may be, without asking ourselves how to improve it, dismissing every critical debate, because often they are considered a waste of time. Besides, as is well-known, repression puts the movement on the defensive; it leads us all to have to occupy ourselves with arrested comrades, finding lawyers, collecting money, organizing demonstrations in front of prisons, attending hearings. Even those who have recourse to the most extreme practices of protest, like the sending of mail bombs, don’t escape this logic: the state against the movement, the movement against the state in a frantic succession of arrests, protests against the arrests that lead to new arrests, that lead to new protests that lead to new arrests,… Yes, they are repressing us all. But can we claim that we are dangerous because of this? Or is all the repression that is coming down on the movement nothing but a way of preventing us from truly becoming so?
Perhaps there is a need to clarify some questions. The material support for those who end up in prison, a sad eventuality that is becoming more and more concrete for everyone and that would merit greater consideration, is and must remain a technical problem. The question of what we desire to do against this intolerable world is of quite another nature. As cruel as it may seem, it is necessary to reject the moral blackmail that is launched every time a comrade is arrested. There is no obligation of solidarity with which one must comply. No one ends up in prison in place of those who are outside, and no one is outside of prison thanks to those who are inside. Even though their liberation is one of our principle preoccupations, we should not let it become the end to which everything is subordinated, we should not give up running because someone who stands with us has been stopped. Rather we should dedicate ourselves to acting to create the conditions for their liberation and for that of others, not fixing our gaze and attention on what we see immediately before us, but making ourselves unpredictable, not being obsessed with the dates established in advance, but establishing our own for ourselves. Our agenda should not be traced either on that of the government, or that of the judicial system, or even less that of the various political grouplets that chase after the spotlight of notoriety. In short, rather than stopping to find ourselves before the walls of a prison to demand the release of those who are locked up there, it would be better to go on ever stronger and in all directions. Not only because this is the best way for expressing our solidarity with them, since the awareness that there are those who continue along the path that has been undertaken is more comforting than a noisy greeting; but above all because it is the way to show the uselessness of such arrests to those who order and execute them.
This is why we think that the best way to discuss what to do against repression, aside from any possible consideration and agreement of a technical type, really consists in constantly questioning ourselves about what to do in order to damage this society in its totality and in finding answers in the course of action. Because it is true that a nasty wind is blowing, there is no use in hiding it. But it is also true that if we truly desire the unleashing of the tempest, the problem of the wind that blows can only be a false problem.


http://www.non-fides.fr/?Opposing-Repression-Conditioned

Turquie/Kurdistan : Quatre militaires et un politicien tués

Trois officiers turcs, un major et deux lieutenants, ont été tués et deux soldats blessés au cours d’un raid des combattants du PKK à Hatay, jeudi matin. L’armée turque revendique la mort de quatre combattants kurdes lors des opérations de ratissage qui ont suivi, mobilisant 350 commandos de l’armée et 150 de la police, appuyés par des avions et des drones. Hatay se trouve dans le district montagneux et forestier de Dortyol, près de la Syrie et a accueilli des milliers de réfugiés fuyant la guerre civile dans ce pays. Le major tué était un vétéran de la contre-guérilla, il avait déjà été blessé lors d’un combat contre le PKK.
Un soldat a par ailleurs été tué et un autre a été blessé par un tir de mortier du PKK à Derecik, dans la province de Hakkari, riveraine de l’Irak et de l’Iran.Toujours au Kurdistan, un inconnu a abattu mercredi soir le vice-président provincial du Parti Justice et Développement (AKP au pouvoir) devant sa résidence à Sirnak, ville proche de la frontière irakienne.


http://www.secoursrouge.org/Turquie-Kurdistan-Quatre

venerdì 18 maggio 2012

Procès antiterroriste : premier jour agité

Nous sommes allés exprimer notre solidartié avec les six camarades poursuivis pour association de malfaiteurs à visée terroriste au tribunal de grande instance de Paris.
Alors qu’une cinquantaine de personnes était rentrée dans la salle d’audience, un petite centaine est restée devant. Comme nous étions mal intentionnés, nous avons déployé une banderole sur laquelle était écrit "La démocratie enferme et tue, à bas l’Etat et la capital" et commencé à crier pour faire entendre notre solidarité aux camarades à l’intérieur.
"Liberté pour tous avec ou sans papiers" "A bas l’État, les flics et les patrons !" "Pierre par pierre et mur par mur nous détruirons toutes les prisons" "Liberté pour tous avec ou sans chlorate"
On a aussi chanté quelques chansons en s’appliquant particulièrement sur la phrase "Sache que ta meilleure amie, prolétaire, c’est la chimie !"
Les flics nous ont arraché la banderole, et comme ils avaient pas l’air d’aimer nos slogans ils ont demandé qui était le chef pour ouvrir les négociations, en coeur, nous leur avons crié notre refus des chefs.
Au bout d’une demi-heure, les flics ont été rejoints par d’autres de leurs collègues, on leur a fait savoir ce qu’on pensait d’eux en criant "Flics, Porcs, Assassins !", puis comme on savait ce qu’ils allaient faire, on s’est mis en chaîne et préparé à se faire virer, non sans continuer de crier notre solidarité. Après quelques bousculades, ils ont ouvert la grande porte au rez-de-chaussée et nous ont jetés dehors.
Pendant l’heure qui a suivie, les flics nous ont suivis et pourchassés dans la rue jusqu’à arrêter et vérifier l’identité de quinze personnes. Deux d’entre elles sont en GAV au commissariat de la Goutte d’Or. On ne sait pas pour quel motif.
Ni les flics, ni les juges n’arrêteront nos révoltes ! Solidarité avec les six camarades dont le procès continue demain mardi, mercredi et lundi 21 et mardi 22, à 13h30 à la 10ème chambre du tribunal de grande instance de Paris.

voir les infos complémentaires ?

Pour ajouter des informations cliquez-ici 

 

 

 http://paris.indymedia.org/spip.php?article10852

giovedì 17 maggio 2012

Berlin : l’oppression a des noms et des adresses


Le chef de la Task Force pour la Grèce visé par des actes de vandalisme
AFP / 16 mai 2012 14h58
BERLIN - Le chef de la task force européenne chargée d’aider la Grèce, l’Allemand Horst Reichenbach, a été la cible d’actes de vandalisme, revendiqués par un groupe grec, visant son domicile et son véhicule à Potsdam, près de Berlin, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Le véhicule de la famille a été incendié et il y a eu des jets de peinture sur la maison de M. Reichenbach, a expliqué à l’AFP Helmut Lange procureur du parquet de Potsdam, joint au téléphone. Il a ajouté que ces actes avaient été revendiqués par un groupe grec, sans plus de précision.
Nous condamnons cette attaque isolée sur un membre de la Commission, a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Antony Gravili.
Il s’est refusé à commenter les motivations éventuelles des auteurs. La police allemande a ouvert une enquête et elle est en contact avec notre propre service de sécurité, a-t-il ajouté.
Ces actes, survenus dans la nuit de dimanche à lundi, ont été revendiqués mardi auprès d’un journal berlinois par un groupe appelé Les amies de Loukanikos, selon l’édition internet du journal Die Welt qui évoque une organisation d’extrême gauche.
Dans un communiqué en cours d’authentification, ce groupe accuse l’Union européenne d’avoir provoqué une dégradation extrême du niveau de vie des Grecs, selon Die Welt.
Le parquet de Potsdam a annoncé avoir ouvert une enquête. Nous en sommes au début de l’instruction, toutes les pistes sont envisageables, a précisé M. Lange.
Loukanikos est le nom d’un chien présent dans la plupart des manifestations contre l’austérité à Athènes et repéré par les photographes de presse, qui est devenu un emblème planétaire de la contestation sociale grâce au magazine américain Time qui en a fait une de ses personnalités de l’année.
La Task Force européenne compte une quarantaine de hauts fonctionnaires chargés de coordonner l’assistance technique des pays membres pour aider la Grèce à mettre en oeuvre les réformes destinées à sortir le pays de la crise.
Suivanthttp://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=5032





Manif antifa Samedi 19 mai à Bordeaux


Samedi 19 Mai Bordeaux
http://juralib.noblogs.org/2012/05/16/manif-antifa-samedi-19-mai-a-bordeaux/

Hambourg : Action directe contre l’esclavage salarial

Les vitres de l’agence pour l’emploi de Hambourg-Eimsbüttel ont été descendues dans la nuit du 30 avril. “Travail ? Le travail enlève toute passion pour la vie, il la réduit à produire et consommer, vous enlève tout instant pour rêver et vivre. Tu travaille pour un patron, pour telle entreprise, pour l’Etat… Je ne laisserais jamais ma vie être régie la dictature du travail !”
Ils ne veulent pas nous voir morts, mais plutôt esclaves du Travail ! Mais de temps en temps un coup doit être porté, afin de remettre les choses en ordre.
Comme avec Christy Schwundeck, qui a été abattu par les flics au centre pour l’emploi de Francfort, juste parce qu’elle ne voulait pas se soumettre aux intimidations habituelles.
Courage pour Holger Wiemann, qui a été condamné à 3,5 années de prison pour avoir mis le feu au centre pour l’emploi de Wuppertal depuis qu’il était enragé contre celui-ci.
Nous ne l’acceptons plus ! Il n’y a rien à attendre, auto-déterminons nos propres vies !
Solidarité avec ceux qui ont été accusé à tort de notre attaque !
Source



http://fr.contrainfo.espiv.net/2012/05/16/hambourg-action-directe-contre-lesclavage-salarial/

Dialogue sur la nécessité de la Révolution - Par Bernard Lazare (1896)

Le Bourgeois. — Et vous croyez à la Révolution ?
Moi. — J’y crois ; comme vous, d’ailleurs.
Le Bourgeois. — Moi, vous voulez rire ! Est-ce qu’une révolution est possible, au temps où nous vivons. La force armée, la sagesse des prolétaires résolus à obtenir légalement l’amélioration de leur sort, la volonté bien arrêtée du parti républicain, qui a déjà tant fait pour l’ouvrier, de marcher résolument dans la voie des réformes sociales. Tout cela n’est-il pas une garantie pour vous ?
Moi. — Pas plus pour moi que pour vous. Je connais vos raisonnements, je sais combien vous vous voudriez y croire. Vous êtes semblable aux malades qui supputent les chances d’échapper à la maladie et calment leur peur en entretenant des espérances. Vous aurez beau faire, vous n’éviterez pas une révolution.
Le Bourgeois. — Mais pourquoi ?
Moi. — Parce que c’est l’issue fatale, et que dans les sociétés contemporaines tout y mène, tout y pousse, tout y conduit. Vous, bourgeois, actionnaire de grand magasin, de grande compagnie, vous en êtes un des acteurs, tout comme l’ouvrier syndiqué, comme les sans-travail dont le nombre croît à mesure que vos rangs de possesseur s’éclaircissent. L’heure est telle que, désormais, le capital, comme le travail, sont des agents de révolution.
Le Bourgeois. — N’estimez-vous pas que des réformes intelligentes puissent arrêter le mouvement ?
Moi. — Qu’appelez-vous réformes ? Qu’appelez-vous réformes intelligentes ? Ce sont des mots que des ministres prononcent dans des banquets. Pensez-vous, sérieusement, que de nouvelles lois fiscales, l’impôt progressif, un nouveau mode de taxation des héritages, des lois de retraite assurant à l’ouvrier fourbu cent francs par an — maximum — quand il aura atteint soixante-dix ans ; pensez-vous que cela pourrait enrayer notre marche ? Vous êtes des imprudents ! Vous avouez que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Par cet aveu, vous justifiez tout, car tout le monde n’est pas obligé d’accepter votre conception du mieux. Comme vous seriez plus forts si vous affirmiez que les relations du capital et du travail sont justes, bonnes, et qu’il ne peut en exister d’autres. Vous reconnaissez au contraire qu’on peut concevoir d’autres rapports entre ces deux puissances, et vous espérez vous sauver, en maintenant la subordination du travail au capital. J’ai grand pitié de vous.
Le Bourgeois. — Nous ne sommes pas morts encore.
Moi. — Non, mais vous êtes malades, et, ce qui aggrave votre cas, c’est que vous n’ignorez pas votre maladie. Chaque matin, en vous levant, vous regardez les progrès de votre jaunisse, et vous êtes impuissants à la guérir.
Le Bourgeois. — Nous tenez-vous pour des hommes incapables de nous défendre ?
Moi. — Non, certes, vous nous avez donné quelques satisfaisants exemples de férocité. Seulement — voyez combien ce que je dis est vrai — le jour où vous vous défendrez, vous donnerez le signal de la Révolution ; et si vous ne vous défendez pas, c’est la Révolution qui viendra vous éveiller. Vous êtes dans une impasse effroyable ? Si vous cédez quelques avantages aux misérables, vous reconnaissez la légitimité de leurs revendications et vous les encouragez à les pousser à l’extrême ; si vous n’accordez rien, vous légitimez toutes les exigences et tous les événements. Si vous louvoyez, vous vous trouverez aux prises avec d’autres difficultés.
Le Bourgeois. — Ne serons-nous donc pas soutenus ?
Moi. — Si, certes ! Vous avez encore de vieilles forteresses, l’armée, la magistrature, l’administration, mais tout cela s’effondre si vite à certaines heures ; vous avez des machines qui ont l’air de marcher et elles s’arrêteront cependant toutes seules. Le jour où le travailleur cessera de se battre avec des boulettes de papier, le jour où il cessera d’envoyer dans les Parlements des amuseurs et des temporisateurs, le jour où il dira à ceux-là mêmes qui ont la prétention de le représenter : tout ou rien, ce jour-là vous serez en danger.
Le Bourgeois. — Nous émigrerons.
Moi. — Non, car la Révolution sera à Coblentz aussi. C’est là ce qu’il y a de grave : le Révolution sociale sera européenne. Une révolution politique se localise, une révolution économique devient générale.
Le Bourgeois. — Vous êtes pessimiste.
Moi. — Pessimiste pour vous, assurément, mais optimiste pour les autres.
Le Bourgeois. — Allons, allons, nous aurons toujours notre bonne armée.
Moi. — Vous ne l’aurez pas toujours.
Le Bourgeois. — Pourquoi ?
Moi. — Parce que ce que vous appelez l’état de paix armée ne peut durer indéfiniment, et quelle que soit la solution que vous trouviez à ce problème, la révolution est inévitable. Si vous persistez à conserver les armées permanentes, c’est la banqueroute et la révolution ; si vous faites une guerre, c’est la révolution dans le pays vaincu, et elle se propagera atteignant le pays vainqueur, à moins que, dès la déclaration de guerre, les prolétaires des deux nations répondent par la grève générale, ou détruisent des deux côtés les lignes de chemin de fer, et c’est encore la révolution. Si vous licenciez les armées permanentes, vous libérerez immédiatement quelques centaines de mille hommes, ouvriers ; vous augmentez fatalement ainsi la masse, toujours croissante, des sans-travail, mais vous l’accroissez d’une façon telle et si soudainement, vous aggravez si brusquement la misère totale, vous amenez si imprudemment une baisse générale des salaires — car vous voudrez profiter de l’excès des bras — que c’est encore la Révolution.
Le Bourgeois. — Vous me désespérez ! Dites-moi donc ce qu’il faut faire.
Moi. — Faites la Révolution avec nous.
Bernard Lazare,
Almanach socialiste illustré pour 1896.


http://www.non-fides.fr/?Dialogue-sur-la-necessite-de-la

mercoledì 16 maggio 2012

Hambourg : Action directe contre l’esclavage salarial

Les vitres de l’agence pour l’emploi de Hambourg-Eimsbüttel ont été descendues dans la nuit du 30 avril.
“Travail ? Le travail enlève toute passion pour la vie, il la réduit à produire et consommer, vous enlève tout instant pour rêver et vivre. Tu travaille pour un patron, pour telle entreprise, pour l’Etat… Je ne laisserais jamais ma vie être régie la dictature du travail !”
Ils ne veulent pas nous voir morts, mais plutôt esclaves du Travail ! Mais de temps en temps un coup doit être porté, afin de remettre les choses en ordre.
Comme avec Christy Schwundeck, qui a été abattu par les flics au centre pour l’emploi de Francfort, juste parce qu’elle ne voulait pas se soumettre aux intimidations habituelles.
Courage pour Holger Wiemann, qui a été condamné à 3,5 années de prison pour avoir mis le feu au centre pour l’emploi de Wuppertal depuis qu’il était enragé contre celui-ci.
Nous ne l’acceptons plus ! Il n’y a rien à attendre, auto-déterminons nos propres vies !
Solidarité avec ceux qui ont été accusé à tort de notre attaque !
Source


http://fr.contrainfo.espiv.net/2012/05/16/hambourg-action-directe-contre-lesclavage-salarial/

France : Liberté conditionnelle confirmée pour Rouillan

A la mi-avril, le parquet antiterroriste de Paris avait annoncé qu’il venait de faire appel de la décision judiciaire accordant la liberté conditionnelle de l’ancien militant d’Action Directe Jean-Marc Rouillan. Après un an de semi-liberté avec bracelet électronique, Rouillan devait bénéficier de ce nouveau régime dès le 19 mai, mais l’annonce du parquet avait remis celui-ci en cause. Néanmoins, hier, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement lui accordant la liberté conditionnelle, décision qui prendra effet ce 18 mai.

http://www.secoursrouge.org/France-Liberte-conditionnelle

Canada : Violences policières devant un collège

Hier, une centaine de manifestants ont bloqué l’entrée d’un collège au nord de Montréal. Pour la première fois depuis le début du mouvement de lutte estudiantine qui dure depuis 14 semaines, des parents s’étaient joints aux étudiants sur les piquets de grève. Les policiers anti-émeutes de la Sûreté du Québec, casqués et brandissant leurs boucliers sont intervenus à la demande de la direction du collège pour disperser la foule. Celle-ci refusant de lever les piquets, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants. En outre, au moins cinq personnes ont été interpellées.

http://www.secoursrouge.org/Canada-Violences-policieres-devant