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martedì 24 aprile 2012

Le Bétail électoral - Par Albert Libertad (19 avril 1906)

Ici même, j’ai croqué à grands traits le bétail syndical, le bétail patriotique, le bétail des jaunes, le bétail des honnêtes, il faut aujourd’hui que je dépeigne le plus important des bétails, le plus fort par la bêtise, le bétail électoral.

Sur la peau d’âne du tambour nationaliste, sur la baudruche des tambourins républicains, aux cordes de la guitare sentimentalement humanitaire, aux cuivres de la trompette révolutionnaire, voilà que se bat, que se touche, que se donne le rappel du bétail ; c’est le ranz des électeurs qui retentit partout à travers l’espace.
Votez pour Tartempion, votez pour Machin, votez pour Truc. Des affiches multicolores vous rapprochent à tous les coins de rue afin de vous raconter la candeur, l’esprit, la loyauté d’un quelconque candidat.
En peu de lignes, un Gérault-Richard des boulevards extérieurs, un Rouvier de grands chemins, un Marchand du surin et de la pince [1] deviennent des parangons de vertu, d’honnêteté et de douceur.
Le bétail électoral commente la force de la houlette d’Untel, le coup de fouet de Tel autre, le doigté crapuleux de Chose et le coup de gueule tonitruant de Machin. Le bétail pèse aussi la valeur des promesses faites ; non pas qu’il ignore que jamais elles ne sont tenues, mais pour se donner un peu d’illusion.
La lune, le bonheur, la diminution des impôts, la liberté, autant de chimères auxquelles il ne croit plus mais auxquelles pourtant il lui paraît bon de sembler croire encore. Il court aux rendez-vous que lui donnent les apprentis bergers après avoir fait un choix au zanzibar du troquet. Chez les nationalos ou chez les socialos ? Les dés répondent.
Il garnit la salle et il écoute religieusement l’orateur-candidat qui découpe des tranches de bonheur et débite des petits paquets de réformes. Il ouvre la gueule et les oreilles pour en prendre davantage.
« Les alouettes tomberont toutes rôties dans ta bouche ; ton taudis deviendra un palais ; tu auras des rentes à trente ans, dit le candidat. —Ah ! Ah ! Ah ! qu’il parle donc bien, cet homme ! Ce sont des mensonges qu’il nous raconte, mais que cela nous fait du bien de croire un moment que ce sont des vérités », dit le votard.
Quelquefois, il arrive qu’un autre candidat interrompe pour dire : « Ce n’est pas exact, les alouettes tomberont toutes bouillies dans ta bouche. » Et le bétail électoral suit, attentif, le débat passionnant : « Bouillies ou rôties ? Comment seront préparées ces alouettes qu’il ne mangera pas ? »
Alors que tous sont dans le rêve, une voix interrompt brutalement, sans précautions oratoires, les bonimenteurs : « Les alouettes ne tomberont ni rôties ni bouillies dans ta bouche, nigaud. Et si elles tombaient jamais toutes prêtes, ce serait de par ta bêtise, dans la gueule des candidats. » Alors, ce sont des cris, des vociférations : « À mort ! qu’on le tue ! qu’on le chasse ! La ferme ! Mouchard ! Agent de la réaction ! Jaune ! Rouge ! Jésuite ! Communard ! »
Celui qui veut jeter la vérité est entouré, bousculé ; les poings se lèvent sur sa tête, on lui crache au visage, on le jette dehors.
Et tranquille, le prometteur détaille le bonheur, offre le paradis et le bétail électoral reprend le fil du rêve qu’il fait tout éveillé, boit à nouveau le vin décevant de l’espérance.
Comme dans tous les troupeaux, il y a les meneurs, les gens du comité. Ce sont ceux à qui le candidat a promis autre chose que la viande creuse de l’espoir. Ils ont mission de « chauffer » la salle, de veiller à ce qu’aucun gêneur ne puisse entrer. Ils préparent le public, ils soûlent de vinasse quelques forts-à-bras qui feront de leur poitrine un rempart au bonimenteur.
À coté d’eux, il y a quelques sincères : ceux dont la bêtise atteint le dernier degré. Ils font l’appoint le meilleur, ce sont les moutons qui sautent par-dessus bord, montrant la voie à tout le troupeau.
Disons-le bien haut : que le bétail électoral soit tondu, mangé, accommodé à toutes les sauces, qu’est-ce que cela peut bien nous faire ? Rien.
Ce qui nous importe, c’est qu’entraînés par le poids du nombre nous roulons vers le précipice où nous mène l’inconscience du troupeau. Nous voyons le précipice, nous crions « Casse-cou ! » Si nous pouvions nous dégager de la masse qui nous entraîne, nous la laisserions rouler à l’abîme ; pour ma part même, le dirai-je ? je crois bien que je l’y pousserais. Mais nous ne le pouvons pas. Aussi devons-nous être partout à montrer le danger, à dévoiler le bonimenteur. Ramenons sur le terrain de la réalité le bétail électoral qui s’égare dans les sables mouvants du rêve.
Nous ne voulons pas voter, mais ceux qui votent choisissent un maître, lequel sera, que nous le voulions ou non, notre maître. Aussi devons-nous empêcher quiconque d’accomplir le geste essentiellement autoritaire du vote. Chez les nationalistes et les socialistes, chez les républicains et les royalistes, partout nous devons porter la parole anarchiste « Ni dieux ni maîtres ».
Et par la raison, et par la violence, il nous faut empêcher la course à l’abîme où nous entraînent la veulerie et la bêtise des votards. Que le bétail électoral soit mené à coups de lanières, cela nous importe peu, mais il construit des barrières dans lesquelles il se parque et veut nous parquer  ; il nomme des maîtres qui le dirigeront et veulent nous diriger.
Ces barrières sont les lois. Ces maîtres sont les législateurs. Il nous faut travailler à détruire les unes et les autres, dû-t-on, pour cela, disperser au loin le fumier où poussent les députés, le fumier électoral.
Albert Libertad dans L’anarchie.
19 avril 1906.

Notes

[1] Allusion au général Jean-Baptiste Marchand.

giovedì 29 marzo 2012

ALBERT LIBERTAD, L’IRRIDUCIBILE NEMICO


(L'ANARCHIE 1907)

Difendendosi come puo’ con le sue stampelle di paralitico Albert Libertad, anarchico, muore a trentatre’ anni sulle rive della Senna ucciso dai calci dei fucili della polizia imbestialita che vuole mettere finalmente a tacere il pericoloso animatore del settimanale ‘’L’Anarchie’’, uno dei giornali piu’ significativi e penetranti che la propaganda anarchica e antimilitarista abbia prodotto.
Ma con lui non muore l’idea e non si ferma la lotta. Dalle scalinate di Montmartre, dove a sede il gruppo editoriale de ‘’L’Anarchie’’, la propaganda continua.
Siamo alla fine del primo decennio del secolo (novecento). La propaganda col fatto e’ ormai quasi unnricordo, ma la lotta violenta che gli illegalisti anarchici conducono contro lo Stato non si e’ del tutto esaurita e saranno Bonnot e la sua banda a dare l’ultimo segno di un modo di attaccare il potere e di un’epoca.
Ma, in un altro senso, Libertad ha fatto epoca. La sua tecnica di propaganda e’ rimasta insuperata e quasi un modello. Egli non partiva dai grandi problemi: la disoccupazione, lo sfruttamento, la rivoluzione, ecc. No, egli preferiva i piccoli problemi, i piccoli avvenimenti. Egli si poneva dalla parte del popolo, dalla parte di chi trova difficolta’ a legger cose che pure hanno una grande importanza. Ed ecco che quelle cose molto importanti egli riusciva a farle trovare, con facilita’, al lettore, partendo dai piccoli problemi.
La vita di tutti i giorni nelle caserme lo conduceva a spiegare il significato del militarismo, dell’orrore, della patria, dell’esercito, ecc.. La lotta solitaria di un vecchio contro una compagnia dell’esercito, gli consentiva di spiegare come funzionano i meccanismi della repressione e come agisce la folla, questo animale sanguinario e spietato. Le strane cerimonie funebri di cui la nostra civilta’ e’ afflitta lo portavano a fare capire i grandi problemi della vita e della morte, ma anche la differenza tra il culto della morte che ha lo Stato e il culto della vita e della gioia che la rivoluzione deve avere..
Ma dove questa tecnica si rivela insuperabile e’ proprio nella propaganda anitimilitarista. Qui il problema non e’ piu’ percepibile a livello popolare e di massa e viene impostato sui grandi problemi economici, teorici, sociali e rivoluzionari. Mentre risulta molto piu’ chiaro partendo dai problemi del quoitidiano che l’istituzione militare pone a tutti.
Fondamentale significato ha la propaganda antimilitarista condotta da ‘’L’Anarchie’’, in qunto si contrappone alle incertezze e alle ambiguita’ di tutta l’altra propaganda che appariva anch’essa con matrice antimilitarista.
Non e’ lotta separata da un progetto rivoluzionario.
Ad esempio, nel 1902 esce ‘’La Nouveau Manuel du Soldat (Il Nuovo Manuale del Soldato) stampato a decine di migliaia di copie e redatto da Yvetot per conto della CGT (Confederazione Generale del Lavoro). In questo opuscolo, tra l’altro, vi e’ una curiosa differenziazione tra guerre da condannare, e guerre accettate. Si giustifica cosi’ la guerra difensiva e l’uso dell’esercito per una guerra del genere. Contro equivoci di questo tipo si scaglia Libertad.
Il lavoro antimilitarista di Lafargue, che si svolge piu’ o meno nello stesso periodo, e’ troppo economicista e costituisce l’altro versante della propaganda, cioe’ quello che segue un metodo di spiegazione non condiviso da Libertad.
Sulla linea di Libertad si pone invece un battagliero giornale di provincia. ‘’Le Pioupiou de l’Yonne’’ (Il Marmittone dell’Yonne) diretto da Gustave Herve’ (autore che pero’ finira’ male nel 1914 con una conversione in difesa della guerra, come del resto fecero diversi anarchici fra cui Kropotkin, Grave, ecc.).Fin quando resto’ antimilitarista Herve’ fu una delle voci piu’ efficaci deella propaganda rivoluzionaria contro l’esercito e la guerra.
Da notare infine che l’antimilitarismo de ‘’L’Anarchie’’ non si pone sulla linea pacifista che altre componenti del movimento rivoluzionario francese del momento sostenevano. Anche lo stesso Herve’ parlava di unsurrezione, ma il legame tra la lotta contro l’esercito e lo sbocco insurrezionale non era chiaro, almeno fin quando non utilizzo’ le tesi di Sorell dello sciopero generale, ma cio’ avvenne proprio alla vigilia del suo voltafaccia.
Invece Libertad parla di un rifiuto non della violenza ma della violenza del soldato obbligato da una disciplina che lo rende stupido e bestiale. La violenza del rivoluzionario che invece decide, autonomamente e coscientemente, di attaccare il nemico che lo opprime, questa violenza liberatoria non viene condannata, anzi viene giustificata ed esaltata.
In lui e’ frequente l’invito, diretto ai soldati, di sparare sugli ufficiali, di spezzare le catene dell’ubbidienza cieca e animalesca, di ricostruire la propria coscienza di proletari, e di attaccare l’esercito e il militarismo insieme alla societa’ dei padroni. La lotta antimilitarista non e’ infatti vista da Libertad come lotta separata da un progetto rivoluzionario complessivo che intenda cominciare dalle caserme per finire nelle fabbriche e dovunque si esercita lo sfruttamento.
Se gli ufficiali sono i nemici piu’ immediati e diretti del soldato, non bisogna dimenticare che quest’uomo, in quanto proletario e uomo libero, deve poter vedere quali sono le mani che tengono le fila di questi burattini in divisa; e queste mani sono quelle dei padroni, degli sfruttatori di sempre.
In questo senso la propaganda antimilitarista di Libertad e tra le piu’ conseguenti e penetranti che siano mai state svolte, e non per nulla il potere comprendendo la sua pericolosita’ lo inchiodo’, ricorrendo alle mani insanguinate dei suoi sgerri, al selciato di quella Parigi proletaria che egli avrebbe voluto condurre sulle barricate.
(estratto da SENZA PATRIA – GIORNALE ANARCHICO ANTIMILITARISTA – giugno 1982)A.M.B.

giovedì 15 marzo 2012

El sueño de la razón produce monstruos


Éste cuadernillo pretende ser un instrumento útil para comprender la presente arremetida del Caso Bombas (2010), haciendo una revisión al Proceso Marini (1994) y al Caso Cervantes (2004).
Independientemente de los límites impuestos por países, la represión criolla no tiene fronteras al aliarse con la policía norteamericana e italiana. Si la represión no conoce fronteras, nosotrxs tampoco.

El texto fue revisado y editado por Entropía Ediciones. Debemos aclarar que incluímos unas notas, pero aclaramos cuando son nuestras. También borramos las direcciones de las prisiones, por petición expresa de quienes aun están recluidxs en las mazmorras italianas.
Al texto original, titulado El sueño de la razón produce monstruos: Sobre el Proceso Marini y sus recientes reediciones le agregamos el texto Los tigres de Sutullena: La epidemia de rabia en España.
El sueño de la razón produce monstruos apareció en la publicación anarquista intermitente Conspiración #2 (agosto de 2004), y fue editada por Ediciones Conspiración. Dicha publicación y editorial no circula desde abril de 2006.
Los tigres de Sutullena apareció en la revista de crítica social Resquicios números 4 y 5 (correspondientes a 2007 y 2008), y fue editada por Likiniano Elkartea. Dicha revista circuló entre 2006 y 2009, y tuvo un carácter semestral, por lo que publicó 6 números.

El sueño de la razón produce monstruos: sobre el Proceso Marini y sus recientes reediciones
Entropía Ediciones
14 x 21,5 cm.
76 páginas
Trueque o $250.-

Nota: Por un error nuestro, las ediciones circulantes salieron con la letra muy pequeña. Técnicamente es “leíble”, pero comprendemos que puede causar incomodidad a quién la lea. Pedimos disculpas. Depende de cómo sea la circulación del texto veremos si sacamos más copias de éste cuadernillo, ésta vez con una letra más legible.

http://entropiaediciones.noblogs.org/?p=36

giovedì 8 marzo 2012

La gioia della vita


Stanco dalla lotta della vita, quante volti chiudi gli occhi, pieghi le braccia, ti fermi brevemente, impotente e scoraggiato. Quanti abbandonano la vita in quanto indegna di continuità? Con l'aiuto di alcune teorie alla moda, e di una prevalente nevrastenia, alcuni uomini sono arrivati ​​a considerare la morte come la liberazione suprema.
A coloro che sostengono questa tesi, la società risponde con i soliti cliché.

Parla di scopo "morale" della vita, sostiene che uno non ha il diritto di uccidere se stesso, che la "morale" del dolore deve essere sostenuta con coraggio, che un uomo ha dei doveri, che il suicidio è una forma di codardia o "egoismo" etc. Tutte queste frasi sono dette in tono religioso, e nessuno di loro rivestono un significato vero e proprio in una discussione razionale.

Cos'è dopo tutto il suicidio?
Il suicidio è l'atto finale di una serie di azioni che tutti noi tendiamo a svolgere, e che derivano dalla nostra reazione contro il nostro ambiente, o dalla reazione che l'ambiente ha contro di noi.
Ogni giorno noi ci suicidiamo in parte.
Io commetto suicidio, quando io consento ad abitare in una casa dove il sole non splende, in una stanza, dove la ventilazione è talmente insufficiente che mi sento come soffocato quando mi sveglio.
Io commetto suicidio, quando passo ore sul lavoro che assorbe una quantità di energia che non sono in grado di ricatturare, o quando mi impegno in attività che sono inutili.
Io commetto suicidio, ogni volta che entro in una caserma, ed obbedisco agli uomini e alle leggi che mi opprimono.
Io commetto suicidio, ogni volta che concedo il diritto ad altri individui di farmi governare.
Io commetto suicidio, quando chiedo a un magistrato o a un sacerdote il permesso di amare.
Io commetto suicidio, quando non rivendico la mia libertà come amante, non appena il tempo dell'amore è passato.
Il completo suicidio, non è altro che l'ultimo atto di totale incapacità di reagire contro l'ambiente.
Questi atti, che ho chiamato suicidi parziali, non sono meno di quei suicidi veri e propri.

E' perché mi manca la forza di reagire contro la società, che abito in un luogo senza sole e aria, che non mangio in conformità con la mia fame e il mio gusto, che io sono un soldato o un elettore, che sottopone il suo amore a termini di legge o di costrizione.

I lavoratori tutti i giorni commettono un suicidio mentale, lasciando la mente inattiva, non lasciandola vivere; uccidono dentro di sé il godimento delle arti e della pittura, della scultura e della musica, che offrono qualche sollievo alla cacofonia che li circonda.
Non ci può essere questione di diritto o dovere, di codardia o di coraggio in relazione al suicidio, ma è puramente un problema materiale, di potere o mancanza di potere. Si sente dire: "Il suicidio è un diritto umano quando costituisce una necessità..." O ancora, "non ci si può prendere il diritto di vita e di morte."

Giusto? Necessità?
Il suo diritto di respirare male, uccide la maggior parte delle salutari molecole a vantaggio di quelle malsane?
Il suo diritto di non mangiare secondo la sua fame, uccide il suo stomaco?
Il suo diritto di obbedire, uccide la sua volontà?
Il suo diritto di amare la donna designata dalla legge o scelta dal desiderio di un periodo della sua vita, uccide tutti i desideri dei giorni a venire?
Oppure, se si sostituisce la parola "diritto" con la parola "necessità" in queste frasi, possiamo renderle in tal modo più logiche?
Non ho intenzione di "condannare" questi suicidi parziali più di quei suicidi definitivi, ma mi sembra pateticamente comico descriverli come diritto o necessità, questa resa dei deboli prima che si arrendano ai più forti -e una resa fatta senza aver provato di tutto. Tali espressioni sono solo scuse a cui ci si aggrappa.

Tutti i suicidi sono imbecilli, il suicidio totale più degli altri, poiché è possibile portare con sé fuori delle forme parziali.
Sembrerebbe che al momento della partenza del singolo, tutta l'energia che potrebbe essere focalizzata su un unico punto di reazione contro l'ambiente, anche con la possibilità di fallire, svanisca. Ciò appare ancora più necessario e naturale, in considerazione del fatto che si lascia dietro chi si ama. Per questa parte di sé, questa porzione di energia di cui si compone, non ci si può impegnare in una lotta gigantesca, comunque ineguale nel combattimento, in grado di scuotere la colossale autorità?
Molti muoiono, dichiarando di essere vittime della società: non si rendono conto che, dal momento che è la stessa società a produrre questi effetti, i loro compagni, coloro che amano, potrebbero morire come vittime di un medesimo stato di cose? Non vogliono desiderare di trasformare la loro forza vitale in energia, in potenza, in modo da bruciare tutto piuttosto che non fare nulla?

Una volta che uno ha superato la paura della morte, della dissoluzione completa della forma umana, si può impegnare molto di più nella lotta con quella forza.
Qualcuno ci risponderà: "Abbiamo orrore del sangue. Noi non vogliamo attaccare questa società, fatta di uomini che ci sembrano essere sia inconsapevoli che irresponsabili."
La prima obiezione non regge. La lotta assume soltanto una forma violenta? Non è multipla, diversa? E tutte le persone che capiscono la sua utilità, non possono che prendere parte, ciascuno, secondo il proprio temperamento?
La seconda è troppo imprecisa. Parole come "società", "conoscenza", "responsabilità" sono troppo spesso ripetute e troppo poche spiegate.

La barriera che ostruisce la strada, il serpente che si morde la coda, il microbo della tubercolosi che è inconsapevole e senza responsabilità, ma ci difendiamo contro di loro. Ancora più irresponsabile (in senso relativo) sono i campi di grano che abbiamo raccolto, il bue che noi uccidiamo, l'alveare che noi derubiamo. Tuttavia ci attaccano tutti.
Non so nulla di "responsabile" né di "irresponsabile". Vedo le cause della mia sofferenza, dei crampi della mia personalità; ed i miei sforzi sono piegati a sopprimere o a conquistare il tutto con ogni mezzo possibile.

Secondo la mia forza di resistenza, io assimilo o rifiuto, mi assimilano o mi respingono. Questo è tutto.

Anche le obiezioni più strane sono avanzate, in una forma nevroticamente scientifica: "Studia l'astronomia, e ti renderai conto che la durata della vita umana è nulla rispetto all'infinito ... La morte, è una trasformazione e non un termine ".
Per quanto mi riguarda, essendo la vita umana finita, non ho idea dell'infinito, ma so che la durata è costituito da secoli, anni, giorni, ore, minuti, etc so che il tempo è costituito da niente che non sia l'accumulo di secondi, quella grande immensità formata dall'infinitamente piccolo. Breve come la nostra vita, essa ha la sua importanza dimensionale dal punto di vista del tutto. La vita, visto dal mio punto di vista, con i miei occhi, non può essere così di poca importanza; e tutto mi sembra aver avuto nessuno scopo.
La pietra che accarezza la testa quando cade da un metro, romperà la testa se cade da una ventina di metri. Ferma sulla strada, vista dal punto di vista del tutto, si differenzia in alcuni particolari, ma manca l'energia che lo rende un potere.

Io ignoro tutto quello che non riesco a concepire, e a guardo in primo luogo a me stesso; e una dissoluzione o meglio un non-assorbimento di forza che agisce a mio danno, causa un parziale o un suicidio definitivo.
La morte è la fine di una energia umana, come la dissociazione di elementi di una batteria che mette la parola fine all'elettricità che rilascia, come la dissoluzione di fili di un tessuto è la fine della forza che da ai tessuti. La morte, come la fine del mio "io", è più di una trasformazione.

Ci sono quelli che dicono: "L'obiettivo della vita è la felicità", e che professano di essere in grado di raggiungerla. Mi sembra più semplice da dire che la vita è la vita. La vita è felicità. La felicità è la vita.
Tutti gli atti della vita sono una gioia per me. Respirare aria pura, so che è la felicità per i miei polmoni, i quali si espandono con un'impressionante potenza. L'ora del lavoro e del riposo che mi danno piacere uguale. L'ora che porta all'ora del pasto; il pasto con il suo lavoro di masticazione, l'ora che segue con la sua attività interiore -tutti mi danno gioia in specie diverse.
Devo evocare l'attenzione deliziosa dell'amore, il senso del potere nel rapporto sessuale, le ore successive di relax voluttuosa?
Devo parlare della gioia degli occhi, dell'udito, dell'odore, del toccare, cioè di tutti i sensi, dei piaceri della conversazione e del pensiero? La vita è una felicità.
La vita non ha un obiettivo. Perché desiderare una meta, un inizio, una fine?

Ricapitoliamo. Ogni volta che siamo presi dall'irregimentazione della società così com'è, avida di ideali (per fare il vago termine esatto: avida nello sviluppo integrale di sé e dei propri cari) abbiamo arrestato la nostra vita, di cui noi obbediamo, non come una necessità, né come un diritto, ma come ossessione di forza. Noi non facciamo nessun atto volontario, come i partigiani della morte professano, noi obbediamo al potere dell'ambiente che schiaccia, e partiamo proprio nell'ora in cui il peso è troppo pesante per le nostre spalle.

"Allora," dicono, "non andiamo se non alla nostra ora -e la nostra ora è ora." Sì. Ma dal momento che, rassegnati, ci si prevede la sconfitta in anticipo, dal momento che non hanno sviluppato i loro tessuti al fine di resistenza, non hanno fatto lo sforzo di reagire contro l'irreggimentazione dell'ambiente, e consapevoli della loro bellezza, della propria forza, aggiungono agli obiettivi degli ostacoli, con tutto il peso soggettivo della loro accettazione.

Come quei rassegnati dei suicidi parziali, si arrendono al grande suicidio. Sono divorati da un avido ambiente desideroso della loro carne, desideroso di schiacciare tutta l'energia che appare.
Il loro errore sta nella convinzione che la dissoluzione avvenga per propria volontà, che scelgono la loro ora, mentre in realtà muoiono schiacciati inevitabilmente sia dalla cattiveria di alcuni che da parte degli altri.
In una località infestata dal tifo, dalla tubercolosi, non penso di assentarmi in modo da evitare la malattia, ma piuttosto procedo immediatamente a diffondere disinfettanti, senza alcun timore di uccidere milioni di microbi.
Nella società attuale, fallita dalle deiezioni convenzionali della proprietà, del patriottismo, della religione, della famiglia, dell'ignoranza, si viene schiacciati dal potere del governo e dall'inerzia dei governati; vorrei non scomparire, ma gettare sulla scena la luce della verità, per fornire un disinfettante ad esso, con ogni mezzo a mio comando.

Anche con la morte che si avvicina, avrò ancora il desiderio di presiedere il mio corpo per mezzo di fenolo o acido, per il bene della salute dell'umanità.
E se io sono distrutto in questo sforzo, non sono totalmente cancellato. Io ho reagito contro l'ambiente, avrò vissuto brevemente ma intensamente, io sono forse, quello che ha aperto una breccia per il passaggio delle energie simili alla mia.
No, non è la vita che è male, ma le condizioni in cui viviamo. Quindi ci occuperemo noi stessi non della vita, ma di cambiare queste condizioni ..
Bisogna vivere, bisogna desiderare di vivere ancora più abbondantemente. Non dobbiamo accettare i suicidi parziali.
Siamo ansiosi di conoscere tutte le esperienze, le felicità, le sensazioni. Cerchiamo di non rassegnarci ad alcuna diminuzione del nostro "io". Cerchiamo di essere i campioni della vita, in modo che i desideri possano derivare dalla nostra turpitudine e debolezza; farci assimilare dalla terra per il nostro concetto di bellezza.
Così i nostri desideri possono essere uniti, magnificamente, e alla fine sapremo la gioia della vita in assoluto.
Amiamo la vita.


Albert Libertad in l’Anarchie, 25 Aprile 1907.

venerdì 17 febbraio 2012

The Joy of Life Albert Libertad (1907)


Wearied by the struggle of life, how many close their eyes, fold their arms, stop short, powerless and discouraged. How many, and they among the best, abandon life as unworthy of continuance. With the assistance of some fashionable theories, and of a prevalent neurasthenia, some men have come to regard death as the supreme liberation.

To those who hold this view, society replies with the usual clichés.

It speaks of the “moral” purpose of life; argues that one has no right to kill himself, that “moral” sorrows must be borne courageously, that a man has duties, that the suicide is a coward or an “egoist”, etc. etc. All of these phrases are religious in tone; and none of them are of genuine significance in rational discussion.



What after all is suicide?

Suicide is the final act in a series of actions that we all tend to carry out, which arise from our reaction against our environment, or from that environment’s reaction against us.

Every day we commit suicide partially. I commit suicide when I consent to inhabit a dwelling where the sun never shines, a room where the ventilation is so inadequate that I feel like I am suffocated when I wake up.

I commit suicide when I spend hours on work that absorbs an amount of energy which I am not able to recapture, or when I engage in activity which I know to be useless.

I commit suicide whenever I enter into the barracks to obey men and laws that oppress me.

I commit suicide whenever I grant the right to govern me for four years to another individual through the act of voting.

I commit suicide when I ask a magistrate or a priest for permission to love.

I commit suicide when I do not reclaim my liberty as a lover, as soon as the time of love is past.

Complete suicide is nothing but the final act of total inability to react against the environment.

These acts, which I have called partial suicides, are no less truly suicidal.

It is because I lack the strength to react against society, that I inhabit a place without sun and air, that I do not eat in accordance with my hunger or my taste, that I am a soldier or a voter, that I subject my love to laws or compulsion.

Workers daily commit mental suicide by leaving the mind inactive, by not letting it live, as they kill within themselves their enjoyment of the arts of painting, sculpture, music, which offer some relief from the cacophony which surrounds them.

There can be no question of right or duty, of cowardice or of courage in relation to suicide; it is purely a material problem, of power or lack of power. One hears it said, “Suicide is a human right when it constitutes a necessity . . .” Or again, “one cannot take the right of life and death away from the proletariat.”

Right? Necessity?

Shall one debate his right to breathe poorly, i.e., to kill most of the health-giving molecules to the advantage of the unhealthy ones? His right not to eat in accordance with his hunger, i.e., to kill his stomach? His right to obey, i.e., to murder his will? His right to love the woman designated by the law or chosen by the desire of one period forever, i.e., to slay all. the desires of days to come?

Or if we substitute the word “necessity” for the word “right” in these phrases, do we thereby make them the more logical?

I do not intend to “condemn” these partial suicides more than definitive suicides; but it seems to me pathetically comical to describe as right or necessity this surrender of the weak before the strong — and a surrender made without having tried everything. Such expressions are merely excuses one clings to.

All suicides are imbecilities, total suicide more than the others, since it is possible to bring oneself out of the partial forms.

It would seem that at the moment of the departure of the individual, all energy might be focused on a single point of reaction against the environment, even with a thousand to one chance of failure in the effort. This seems still more necessary and natural in view of the fact that one leaves those one loves behind. For this part of one’s self, this portion of the energy of which one consists, cannot one engage in a gigantic struggle, however unequal the combat, capable of shaking up the colossal Authority?

Many die, declaring themselves to be victims of society; do they not realize that, since the same cause produces the same effects, their comrades, those they love, could die as victims of the same state of things? Won’t a desire then come to them to transform their vital force into energy, into power, so as to burn the pile rather than to separate its elements?

Once one has overcome the fear of death, of the complete dissolution of the human form, one can engage in the struggle with that much more strength.

Some will respond to us, “We have a horror of bloodshed. We do not wish to attack this society, made up of men who seem to us to be both unaware and irresponsible.”

The first objection does not hold. Does the struggle only take a violent form? Is it not multiple, diverse? And all the individuals who understand its usefulness, can they not take part each according to his own temperament?

The second is too inexact. Such words as “society”, “knowledge”, “responsibility” are too often repeated and too little explained.

The barrier that obstructs the road, the biting serpent, the tuberculosis microbe are unaware and without responsibility, yet we defend ourselves against them. Still more irresponsible (in the relative sense) are the cornfields which we reap, the ox that we kill, the beehive that we rob. Nevertheless we attack them all.

I know nothing of “responsible” nor of “irresponsible”. I see the causes of my suffering, of the cramping of my personality; and my efforts are bent to suppress or to conquer them by every possible means.

According to my power of resistance I assimilate or I reject, I am assimilated or rejected. That is all.

Even stranger objections are advanced, in a form neurotically scientific: “Study astronomy, and you will realize the negligible duration of human life as compared to the infinite ... Death, is a transformation and not termination.”

For myself, being finite, I have no conception of the infinite; but I know that duration consists of centuries, centuries of years, years of days, days of hours, hours of minutes, etc. I know that time is made up of nothing but the accumulation of seconds, that great immensity formed from the in-finitely small. Short as our life may be, it has its dimensional importance from the point of view of the whole. Life, seen from my own point of view, with my own eyes, cannot be of little importance to me; and all seems to me to have had no purpose but to prepare for us — for myself and for that which surrounds me.

The stone which caresses the head when dropped from a meter above, will break it open if it falls twenty meters. Arrested on the way, seen from the point of view of the whole, it differs in no particular; but it lacks the energy which makes it a power.

I disregard all that I cannot conceive, and look primarily to myself; and a dissolution or rather a non-absorption of strength that acts to my detriment occurs in either a partial or a definitive suicide.

Death is the end of a human energy, as the dissociation of elements of a battery is the end of the electricity which it releases, as the dissolution of threads of a tissue is the end of that tissue’s strength. Death, as the end of my “I”, is more than a transformation.

There are those who say to one, “The goal of life is happiness,” and who profess to be unable to attain it. It seems to me simpler to say that life is life. Life is happiness. Happiness is life.

All the acts of life are a joy to me. Breathing pure air, I know happiness; my lungs are expanded, an impression of power makes, me glow. The hour of work and that of rest afford me equal pleasure. The hour which brings the meal-time; the meal itself with its labor of mastication; the hour which follows with its interior activity — all give me joy of varying sorts.

Shall I evoke the delicious attention of love, the sense of power in the sexual encounter, the succeeding hours of voluptuous relaxation?

Shall I speak of the joy of the eyes, of hearing, of odor, of touching, of all the senses, of the delights of conversation and of thought? Life is a happiness .

Life has not a goal. It is. Why wish for a goal, a beginning, an end?

Let us recapitulate. Whenever, hurled on the stones by an earthquake, avid for air, we bow our head against the rock, whenever seized by the regimentation of society as it is, avid for the ideal (to make this vague term exact: avid for the integral development of one’s self and one’s loved ones) we arrest our life we obey, not a necessity nor a right, but as obsession of force, of the obstacle. We do no voluntary act, as the partisans of death profess; we obey the power of the environment which crushes, and we depart precisely at the hour the weight is too heavy for our shoulders.

“Then,” they say, “we do not go except at our hour — and our hour is now.” Yes. But since, resigned, they envisage their defeat in advance; since they have not developed their tissues with a view to resistance; they have not made due effort to react against the regimentation of the environment. Unaware of their own beauty, of their own force, they add to the objectives of the obstacle all the subjective weight of their own acceptance.

Like those resigned to partial suicides, they surrender themselves to the great suicide. They are devoured by an environment avid for their flesh, eager to crush all energy that appears.

Their error lies in the belief that the dissolution is by their own will, that they choose their hour, while actually they die crushed inevitably by the wickedness of some and by the of others.

In a locality by the maleficient of typhus, of tuberculosis, I do not think of absenting myself to avoid the malady, rather, I proceed immediately to disseminate disinfectant’s, without any fear of killing millions of microbes.

In present society, made foul by the conventional defecations of property, of patriotism, of religion, of family, of ignorance, crushed by the power of government and the inertia of the governed; I wish not to disappear, but to throw upon the scene the light of truth, to provide a disinfectant, to it by any means at my command.

Even with death approaching, I shall have still the desire to chair my body by means of phenol or acid, for the sake of humanity’s health.

And if I am destroyed in this effort, I shall not be totally effaced. I shall have reacted against the environment, I shall have lived briefly but intensely; I shall perhaps have opened a breach for the passage of energies similar to my own.

No, it is not life that is bad, but the conditions in which we live. Therefore we shall address ourselves not to life, but to these conditions: let us change them..

One must live, one must desire to live still more abundantly. Let us accept not even the partial suicides.

Let us be eager to know all experiences, all happiness, all sensations. Let us not be resigned to any diminution of our “me”. Let us be champion of life. so that desires may arise out of our turpitude and weakness; let us assimilate the earth to our own concept of beauty.

Thus may our wishes be united, magnificently; and at the last we shall know the Joy of Life in the absolute.

Let us love life.

Albert Libertad in l’Anarchie, april 25 1907.