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giovedì 10 maggio 2012
martedì 1 maggio 2012
Wolfi Landstreicher – Autorganizzazione Autonoma [trad. ITA]
Riceviamo e pubblichiamo una traduzione in italiano di
"Autorganizzazione Autonoma" edita nel 2004 dall'autore statunitense
Wolfi Landstreicher. Il testo tratta dell'autorganizzazione autonoma
come metodo imperniato, innanzitutto, sul rifiuto della rappresentanza e
ispirato alla realizzazione rivoluzionaria di una pratica collettiva
fra individui. Individui che hanno ciascuno i propri desideri, i propri
bisogni e i propri sogni che possono essere realizzati meglio in libera
associazione, gli uni con gli altri, sulla base dell’aiuto reciproco e
dell’affinità.
Questo saggio si compone di una parte di sintesi teorica dei
principi dell'autorganizzazione autonoma, di un corpo di esempi storici
di lotte autorganizzate (ovviamente datati fino al perido di
pubblicazione del saggio) e dei loro limiti. Infine l'autore chiude con
alcune importanti considerazioni.
E' da mettere in risalto come questo testo sia stato scritto
da un anarchico, rivolgendosi ad altri anarchici, riguardo l'intervento
anarchico. Proprio questa constatazione fa sorgere, per contrasto, un
altro spunto. Per questo, nel rendere disponibile la traduzione nella
sezione download del
sito, ci auspichiamo di veicolare una fantasiosa speranza. Infatti, di
fronte all'apparente desolazione dell'opposizione sociale italiana nel
suo complesso e, al contempo, di fronte al continuo, incessante,
incalzante ma frammentato sobollire di conflittualità locali, parziali o
settoriali, ci auspichiamo che l'acume dei tanti diversi all'ascolto
possa trovare copula con la fantasiosa idea di elaborare e arricchire
autonomamente dei sintetici manuali divulgativi di autorganizzazione
autonoma. Si, proprio così, manualetti divulgativi; piccole zattere in
mezzo a un mare culturale 'popolare' in cui la ripetitiva ricerca di una
"rapresentanza politica" per qualunque problema collettivo è più di un
mito o di una tradizione. Essa è ormai un tratto quasi antropologico: in
pratica, il riflesso condizionato di Pavlov.
martedì 24 aprile 2012
"les buts de la révolution anarchiste" Wolfi Landstreicher
[Cet article, publié dans le journal anarchiste insurrectionnaliste anglais Wilful Disobedience au début des années 2000, a été écrit par son principal auteur sous le pseudonyme de Wolfi Landstreicher.
Si son propos peut paraitre court, voir synthétique, il pose la
question de l'opposition traditionnelle entre individu et communauté
d'une manière assez inédite, à la manière d'un Malatesta (même si ce
dernier se définissait plus ouvertement anarchiste-communiste) et romps
avec les clivages traditionnels encore prégnants qui traversent les
mouvements anarchistes et anti-autoritaires.]
L'individualisme et le communisme. Les buts de révolution anarchiste.Le projet anarchiste insurrectionnel est un projet révolutionnaire, c'est-à-dire un projet qui vise à la destruction de la société actuelle et la création de nouvelles manières de vivre. Le but de cette révolution est la suppression de toute limite sociale qui empêche les individus de créer leur propre vie en fonction de leurs propres désirs et les rêves et déterminer les relations qu'ils veulent créer pour ce faire. Mais un tel objectif implique aussi d'autres buts.
Le système social du capital sépare la plupart des gens à partir des conditions d'existence. Cela oblige la grande majorité à accepter les médiations du travail et de la consommation des matières premières afin de maintenir une existence minimale au détriment de leurs vies, de leurs désirs, de leurs rêves, et de leurs individualités. La rareté artificielle économiquement imposée par le capital conduit à une concurrence qui est souvent promue aux Etats-Unis comme la base de «l'individualisme», en dépit du fait qu'il crée à peu près les mêmes existences médiocres dans lesquelles la vie est subsumée dans la survie.
Il est possible, même dans ce contexte social de reprendre sa vie, les conditions de son existence, dans une mesure limitée, en choisissant de vivre sur les marges comme un hors-la-loi. Mais une telle décision ne peut être qu'une première étape si l'on ne veut pas s'isoler. Il nous met dans une position de guerre avec la société telle qu'elle existe. Et ses ennemis - les maîtres de cet ordre - ont beaucoup plus accès aux moyens d'existence que le hors-la-loi marginalisé. Donc, si cette révolte individuelle ne veut pas tomber dans le domaine des gestes inutiles, elle doit se tourner vers une perspective révolutionnaire.
Cette perspective se développe lorsque l'on reconnaît la nécessité de détruire l'ordre social, la destruction complète de l'État et du capital. Si tous les individus doivent en effet être libre de créer leurs vies et leurs relations comme ils le souhaitent, il est nécessaire de créer un monde dans lequel l'égalité d'accès aux moyens et aux conditions d'existence est une réalité. Cela nécessite la destruction totale de l'économie - la fin de l'échange marchand des biens et du travail.
Ainsi, nous voyons que la prise de conscience généralisée de la liberté individuelle va de paire avec les meilleurs aspects de l'idéal anarcho-communiste et ne peut être atteint que grâce à une transformation révolutionnaire.
Mais une telle révolution n'est pas un don accordé par l'Histoire abstraite. C'est ici que la pleine signification de la révolte individuelle fait sens. Lorsque l'on rejette toute vision déterministe de la révolution, il devient clair que les actions des individus en révolte consciente contre l'ordre social sont essentiels pour la construction d'une révolution.
Ces individus qui rejettent toute exploitation, qui refusent de mettre en place avec un monde qui exige d'acheter sa survie au détriment de ses rêves et de ses désirs, au détriment de la vie vécue pleinement, et qui recherchent les outils et les méthodes pour détruire cette ordre social.
A partir de ces analyses, les projets et actions qui sont la base d'une projectualité anarchiste insurrectionnelle peuvent se développer.
http://lecridudodo.blogspot.com/2012/04/les-buts-de-la-revolution-anarchiste.html
L'individualisme et le communisme. Les buts de révolution anarchiste.Le projet anarchiste insurrectionnel est un projet révolutionnaire, c'est-à-dire un projet qui vise à la destruction de la société actuelle et la création de nouvelles manières de vivre. Le but de cette révolution est la suppression de toute limite sociale qui empêche les individus de créer leur propre vie en fonction de leurs propres désirs et les rêves et déterminer les relations qu'ils veulent créer pour ce faire. Mais un tel objectif implique aussi d'autres buts.
Le système social du capital sépare la plupart des gens à partir des conditions d'existence. Cela oblige la grande majorité à accepter les médiations du travail et de la consommation des matières premières afin de maintenir une existence minimale au détriment de leurs vies, de leurs désirs, de leurs rêves, et de leurs individualités. La rareté artificielle économiquement imposée par le capital conduit à une concurrence qui est souvent promue aux Etats-Unis comme la base de «l'individualisme», en dépit du fait qu'il crée à peu près les mêmes existences médiocres dans lesquelles la vie est subsumée dans la survie.
Il est possible, même dans ce contexte social de reprendre sa vie, les conditions de son existence, dans une mesure limitée, en choisissant de vivre sur les marges comme un hors-la-loi. Mais une telle décision ne peut être qu'une première étape si l'on ne veut pas s'isoler. Il nous met dans une position de guerre avec la société telle qu'elle existe. Et ses ennemis - les maîtres de cet ordre - ont beaucoup plus accès aux moyens d'existence que le hors-la-loi marginalisé. Donc, si cette révolte individuelle ne veut pas tomber dans le domaine des gestes inutiles, elle doit se tourner vers une perspective révolutionnaire.
Cette perspective se développe lorsque l'on reconnaît la nécessité de détruire l'ordre social, la destruction complète de l'État et du capital. Si tous les individus doivent en effet être libre de créer leurs vies et leurs relations comme ils le souhaitent, il est nécessaire de créer un monde dans lequel l'égalité d'accès aux moyens et aux conditions d'existence est une réalité. Cela nécessite la destruction totale de l'économie - la fin de l'échange marchand des biens et du travail.
Ainsi, nous voyons que la prise de conscience généralisée de la liberté individuelle va de paire avec les meilleurs aspects de l'idéal anarcho-communiste et ne peut être atteint que grâce à une transformation révolutionnaire.
Mais une telle révolution n'est pas un don accordé par l'Histoire abstraite. C'est ici que la pleine signification de la révolte individuelle fait sens. Lorsque l'on rejette toute vision déterministe de la révolution, il devient clair que les actions des individus en révolte consciente contre l'ordre social sont essentiels pour la construction d'une révolution.
Ces individus qui rejettent toute exploitation, qui refusent de mettre en place avec un monde qui exige d'acheter sa survie au détriment de ses rêves et de ses désirs, au détriment de la vie vécue pleinement, et qui recherchent les outils et les méthodes pour détruire cette ordre social.
A partir de ces analyses, les projets et actions qui sont la base d'une projectualité anarchiste insurrectionnelle peuvent se développer.
http://lecridudodo.blogspot.com/2012/04/les-buts-de-la-revolution-anarchiste.html
sabato 14 aprile 2012
Wolfi Landstreicher – Από την πολιτική στη ζωή: απαλλάσσοντας την αναρχία από την αριστερή μυλόπετρα

Το συγκεκριμένο κείμενο ασκεί κριτική στην αριστερό τρόπο σκέψης και στις πρακτικές που χρησιμοποιεί και προσπαθεί να διαχωρίσει απ’ αυτόν την αναρχία.
Από τον καιρό που ο αναρχισμός ορίστηκε πρώτα σαν ένα ξέχωρο ριζοσπαστικό κίνημα έχει συνδεθεί με την αριστερά, αλλά η σύνδεση ήταν πάντα δύσκολη. Οι αριστεροί που ήταν σε θέση εξουσίας (συμπεριλαμβανομένων εκείνων που αυτοαποκαλούνταν αναρχικοί όπως οι ηγέτες του CNT και του FAI στην Ισπανία στο 1936-37) βρήκαν τον αναρχικό στόχο της ολοκληρωτικής μετατροπής της ζωής και την απορρέουσα αρχή, πως οι στόχοι θα πρέπει ήδη να υπάρχουν στα μέσα του αγώνα, να είναι ένα εμπόδιο στα πολιτικά τους προγράμματα. Η πραγματική εξέγερση ξεσπάει πάντα μακριά από κάθε πολιτικό πρόγραμμα, και οι πιο συνεπείς αναρχικοί είδαν την πραγματοποίηση των ονείρων τους ακριβώς σ’ αυτό το άγνωστο, μακρινό μέρος. Ακόμη, καιρό με τον καιρό, όταν οι φλόγες της εξέγερσης κόπασαν (ακόμα και περιστασιακά όπως στην Ισπανία το 1936-37 αν και ήταν ζωηρές), ηγετικοί αναρχικοί θα έβρισκαν ξανά τη θέση τους σαν «τη συνείδηση της αριστεράς». Αλλά αν η έκταση των αναρχικών ονείρων και οι αρχές που αυτή εφαρμόζει ήταν ένα εμπόδιο στα πολιτικά σχήματα της αριστεράς, αυτά τα σχήματα ήταν μια πολύ μεγαλύτερη μυλόπετρα γύρω από το λαιμό του αναρχικού κινήματος, παρασύροντας το προς τα κάτω με το «ρεαλισμό» πως δεν μπορεί να ονειρεύεται.
Για την αριστερά, ο κοινωνικός αγώνας ενάντια στην εκμετάλλευση και την καταπίεση είναι απαραίτητα ένα πολιτικό πρόγραμμα προς υλοποίηση χρησιμοποιώντας κάθε μέσο που είναι ωφέλιμο. Μια τέτοια αντίληψη προφανώς χρειάζεται μια πολιτική μεθοδολογία αγώνα και μια τέτοια μεθοδολογία είναι αναγκασμένη να αντικρούσει μερικές βασικές αναρχικές ιδέες. Πρώτα απ’ όλα, η πολιτική σαν μια διακριτή κατηγορία κοινωνικής ύπαρξης είναι ο διαχωρισμός των αποφάσεων που καθορίζουν της ζωές μας από την εκτέλεση αυτών των αποφάσεων. Αυτός ο διαχωρισμός εδρεύει σε θεσμούς που παίρνουνε και επιβάλλουνε εκείνες τις αποφάσεις. Έχει μικρή σημασία πόσο δημοκρατικοί ή συναινετικοί είναι αυτοί οι θεσμοί: ο διαχωρισμός και η θεσμοποίηση σύμφυτοι με την πολιτική πάντα αποτελούνε μια επιβολή απλά επειδή απαιτούνε οι αποφάσεις να παίρνονται πριν τις καταστάσεις από τις οποίες ανάγονται. Οι σπόροι της ιδεολογικής σκέψης – στην οποία οι ιδέες ορίζουν τις δραστηριότητες των ατόμων αντί να εξυπηρετούν τα άτομα να αναπτύξουν τα σχέδιά τους, συναντώνται εδώ, αλλά θα προχωρήσω σ’ αυτό αργότερα. Ίσης σημασίας από μια αναρχική προοπτική είναι το γεγονός πως η εξουσία έγκειται σ’ αυτούς τους θεσμούς που αποφασίζουν και εκβιάζουν. Και η αριστερίστικη αντίληψη του κοινωνικού αγώνα είναι ακριβώς αυτή, της επιρροής, της ανάληψης ή της δημιουργίας εναλλακτικών θεσμών. Με άλλα λόγια, είναι ένας αγώνας για να τροποποιήσει, όχι για να καταστρέψει θεσμοθετημένες εξουσιαστικές σχέσεις.
Αυτή η (αριστερίστικη) αντίληψη αγώνα με την προγραμματική της βάση απαιτεί μια οργάνωση ως μέσο διεξαγωγής του αγώνα. Η οργάνωση αντιπροσωπεύει τον αγώνα, επειδή είναι η συμπαγής έκφραση του προγράμματός της. Αν οι εμπλεκόμενοι ορίσουν το πρόγραμμα σαν επαναστατικό και αναρχικό, έρχεται να αντιπροσωπεύσει την επανάσταση και την αναρχία για αυτούς, τότε η δύναμη της οργάνωσης ισούται με τη δύναμη του επαναστατικού και αναρχικού αγώνα. Ένα τέτοιο ξεκάθαρο παράδειγμα βρίσκεται στην Ισπανική επανάσταση όπου η ηγεσία του CNT αφού ενέπνευσε τους εργάτες και τους χωρικούς της Καταλονίας να απαλλοτριώσουνε τα μέσα παραγωγής (όπως και τα όπλα με τα οποία σχημάτισαν τις ελεύθερες πολιτοφυλακές τους), δεν διέλυσε την οργάνωση και δεν επέτρεψε στους εργάτες να εξερευνήσουν την αναδημιουργία της κοινωνικής ζωής με τους δικούς τους όρους, αλλά αντίθετα ανέλαβε τη διοίκηση της παραγωγής. Αυτή η σύγχυση με το συνδικάτο να αναλαμβάνει τη διοίκηση της αυτό-οργάνωσης των εργατών είχε αποτελέσματα που μπορούν να μελετηθούν από οποιονδήποτε είναι πρόθυμος να δει τα γεγονότα κριτικά. Όταν ο αγώνας ενάντια στην άρχουσα τάξη είναι έτσι διαχωρισμένος από τα άτομα που τον διεξάγουνε και εναποτίθεται στα χέρια της οργάνωσης, παύει να είναι το αυτοπροσδιορισμένο σχέδιο αυτών των ατόμων και αντιθέτως γίνεται μια εξωτερική αιτία στην οποία αυτά προσκολλώνται. Επειδή αυτή η αιτία ταυτίζεται με την οργάνωση, η πρωταρχική δραστηριότητα των ατόμων που προσκολλώνται σ’ αυτή είναι η διατήρηση και η επέκταση της οργάνωσης.
Στην πραγματικότητα, η αριστερή οργάνωση είναι το μέσο με το οποίο η αριστερά σχεδιάζει να μετατρέψει τις θεσμοθετημένες σχέσεις εξουσίας. Είτε αυτό γίνει μέσω της απεύθυνσης στους σημερινούς κυβερνώντες και την άσκηση δημοκρατικών δικαιωμάτων, είτε μέσω της συλλογικής ή βίαιης κατάκτησης της θέσης εξουσίας, είτε μέσω της θεσμικής απαλλοτρίωσης των μέσων παραγωγής είτε μέσω ενός συνδυασμού αυτών είναι μικρής σημασίας. Για να το πετύχει αυτό η οργάνωση προσπαθεί να μετατρέψει τον εαυτό της σε μια εναλλακτική εξουσία ή σε μια αντιεξουσία: αυτός είναι ο λόγος που πρέπει να ενστερνιστεί τη σημερινή ιδεολογία της εξουσίας π.χ. δημοκρατία. Δημοκρατία είναι εκείνο το σύστημα διαχωρισμένων και θεσμοθετημένων τρόπων λήψεων αποφάσεων που απαιτεί τη δημιουργία κοινωνικής συναίνεσης για να προχωρήσουν τα προγράμματα. Αν και η εξουσία πάντα έγκειται στον εξαναγκασμό, στη δημοκρατική δομή δικαιολογείται μέσω της συγκατάθεσης πως μπορεί να επικρατήσει. Αυτός είναι ο λόγος που είναι απαραίτητο για την αριστερά να αναζητά όσους περισσότερους οπαδούς γίνεται, να καταγράφει νούμερα προς υποστήριξη των προγραμμάτων της. Γι’ αυτό στην προσκόλλησή της στη δημοκρατία, η αριστερά πρέπει να ενστερνιστεί την ποσοτική ψευδαίσθηση.
Η προσπάθεια να κερδίσει οπαδούς απαιτεί την απεύθυνση στο χαμηλότερο κοινό παρονομαστή. Έτσι αντί να φέρει μια ζωτική θεωρητική εξερεύνηση η αριστερά αναπτύσσει μια σειρά απλοϊκών δογμάτων μέσω των οποίων βλέπει τον κόσμο και επιπλέον μια λιτανεία από ηθικές βιαιότητες που έχουν διαπραχθεί από τους σύγχρονους κυβερνώντες στις οποίες οι αριστεροί ελπίζουν να έχουν μαζική απήχηση. Κάθε αμφισβήτηση ή εξερεύνηση έξω από το ιδεολογικό πλαίσιο καταδικάζεται σφοδρά ή αντιμετωπίζεται χωρίς κατανόηση. Η ανικανότητα για σοβαρή θεωρητική εξερεύνηση είναι το κόστος της αποδοχής της ποσοτικής ψευδαίσθησης, σύμφωνα με την οποία αριθμοί οπαδών παρά την παθητικότητα και την άγνοιά τους, θεωρούνται η αντανάκλαση ενός δυνατού κινήματος και όχι η ποιότητα και η συνέπεια ιδεών και πρακτικής.
Η πολιτική αναγκαιότητα της απεύθυνσης προς “τις μάζες” επιπλέον οδηγεί την αριστερά να χρησιμοποιήσει τη μέθοδο των μερικών αιτημάτων από τους σημερινούς κυβερνώντες. Αυτή η μέθοδος είναι φυσικά αρκετά σύμφωνη με ένα σχέδιο μετατροπής σχέσεων εξουσίας, ακριβώς επειδή δεν προκαλεί αυτές τις σχέσεις στις ρίζες τους. Στην πραγματικότητα με το να έχεις αιτήματα από τους κυβερνώντες υποδηλώνεται πως απλές (αν και πιθανώς ακραίες) ρυθμίσεις των τωρινών σχέσεων επαρκούν για την πραγματοποίηση του προγράμματος της αριστεράς. Αυτό που δεν τίθεται αμφισβητείται σ’ αυτή τη μέθοδο είναι η ίδια η κυρίαρχη τάξη αφού αυτό θα απειλούσε την πολιτική δομή της αριστεράς.
Αυτό που εξυπακούεται σ’ αυτή τη προσέγγιση για μερική αλλαγή είναι το δόγμα της προοδευτικότητας ( στην πραγματικότητα, μια απ’ τις πιο δημοφιλείς ταμπέλες στις μέρες μας ανάμεσα σε αριστερούς και ελευθεριακούς – οι οποίοι μάλλον θα άφηναν πίσω αυτές τις άλλες αμαυρωμένες ταμπέλες – είναι ακριβώς η “προοδευτικότητα”. Προοδευτικότητα είναι η ιδέα πως η σημερινή τάξη πραγμάτων είναι αποτέλεσμα μιας συνεχούς (αν και πιθανώς “διαλεκτικής”) πορείας βελτίωσης, και πως αν προσπαθήσουμε ( είτε μέσα από ψήφους, ψηφίσματα, δικαστικούς αγώνες, πολιτική ανυπακοή, πολιτική βία ή ακόμα και μέσα από κατάκτηση της εξουσίας, οτιδήποτε άλλο εκτός από την καταστροφή) μπορούμε να προχωρήσουμε αυτή τη διαδικασία ακόμη περισσότερο. Η έννοια της προόδου και της μερικής προσέγγισης που είναι το πρακτικό σημείο έκφρασης της σε μια άλλη ποσοτική όψη της αριστερής αντίληψης του κοινωνικού μετασχηματισμού. Αυτός ο μετασχηματισμός είναι απλά ζήτημα μοιρών, από τη θέση κάποιου κατά μήκος μια συνεχόμενης τροχιάς. Η σωστή ρύθμιση θα μας οδηγήσει “εκεί” (οπουδήποτε και αν βρίσκεται το “εκεί”). Ρεφορμισμός και επανάσταση είναι απλά διαφορετικά επίπεδα της ίδιας δραστηριότητας. Τέτοιοι είναι οι παραλογισμοί της αριστεράς η οποία παραμένει τυφλή στα συντριπτικά στοιχεία πως η μοναδική τροχιά στην οποία βρισκόμαστε τουλάχιστον, η άνοδος του καπιταλισμού και του βιομηχανισμού, είναι η αυξανόμενη φτώχεια της ύπαρξης και αυτό δεν μπορεί να μεταρρυθμιστεί.
Η μερική προσέγγιση και η πολιτική ανάγκη για κατηγοριοποίηση οδηγεί επίσης την αριστερά στο να αξιολογεί ανθρώπους υπό τους όρους οτι αποτελούν μέλη διαφόρων καταπιεσμένων και εκμεταλλευομένων ομάδων όπως “εργάτες” , “γυναίκες”, ” έγχρωμοι” γκέι και λεσβίες” και πάει λέγοντας. Αυτή η κατηγοριοποίηση είναι η βάση της πολιτικής των ταυτοτήτων. Η πολιτική των ταυτοτήτων είναι ιδιαίτερη μορφή ψεύτικης αντιπαράθεσης στην οποία οι καταπιεσμένοι διαλέγουνε να ταυτιστούνε με μια ιδιαίτερη κοινωνική κατηγορία μέσω της οποίας η καταπίεσή τους ενισχύεται σαν μια υποτιθέμενη δράση αψήφησης της περιφρόνησης της καταπίεσής τους. Στην πραγματικότητα η συνεχόμενη ταύτιση με αυτόν το κοινωνικό ρόλο περιορίζει την ικανότητα αυτών που ασκούν πολιτική των ταυτοτήτων να αναλύσουν τη κατάστασή τους στη κοινωνία εις βάθος και να δράσουν ως άτομα ενάντια στη καταπίεσή τους. Συνεπώς αυτό εγγυάται τη συνέχιση των κοινωνικών σχέσεων που προκαλούν τη καταπίεσή τους. Αλλά μόνο ως μέλη κατηγοριών αυτοί οι άνθρωποι είναι χρήσιμα πιόνια στους πολιτικούς ελιγμούς της αριστεράς, επειδή τέτοιες κοινωνικές κατηγορίες αναλαμβάνουν το ρόλο ομάδων πίεσης και εξουσίας εντός της δημοκρατικής δομής.
Η πολιτική λογική της αριστεράς με τις οργανωτικές της ανάγκες, την υιοθέτηση της δημοκρατίας και την ποσοτική ψευδαίσθηση και την αξιολόγηση των ατόμων ως απλά μέλη κοινωνικών κατηγοριών, είναι από τη φύση της συλλογική καταπνίγοντας το άτομο ώς τέτοιο. Αυτό εκφράζεται με την προτροπή προς τα άτομα να θυσιάσουν τον εαυτό τους στις ποικίλες αιτίες, προγράμματα και οργανώσεις της αριστεράς. Πίσω απ’ αυτές τις προτροπές μπορεί κάποιος να εντοπίσει τις χειραγωγικές ιδεολογίες της συλλογικής ταυτότητας, της συλλογικής ευθύνης και της συλλογικής ενοχής. Άτομα που ορίζονται ως κομμάτια μιας “προνομιούχας” ομάδας – “στρέιτ” , “λευκοί”, “άντρες”, “πρωτοκοσμικοί”, “μεσοαστοί” έχουν ευθύνη για όλη την καταπίεση που αποδίδεται στην ομάδα. Αυτοί λοιπόν χειραγωγούνται με το να δρουν έτσι ώστε να εξιλεωθούνε απ’ αυτά τα “εγκλήματα”, παρέχοντας υποστήριξη άνευ κριτικής στα κινήματα εκείνων που είναι πιο καταπιεσμένοι απ’ οτι οι ίδιοι. Άτομα που ορίζονται ως κομμάτια μιας καταπιεσμένης ομάδας χειραγωγούνται με το να δέχονται μια συλλογική ταυτότητα στα πλαίσια μιας υποχρεωτικής “αλληλεγγύης” – αδελφότητα, εθνικισμός μαύρων, queer ταυτότητα κ.τ.λ. Αν αυτοί απορρίψουν ή κριτικάρουν βαθιά και ριζοσπαστικά αυτή την ομαδική ταυτότητα αυτό ισούται με την αποδοχή της δικιάς τους καταπίεσης .Στην πραγματικότητα το άτομο που δρα μόνος του ή μόνη της (ή μόνο με αυτούς που έχει αναπτύξει αληθινή εγγύτητα) ενάντια στην καταπίεσή του/της και την εκμετάλλευση όπως τη βιώνει στη ζωή του/της, κατηγορείται για “ελιτίστικο ατομικισμό”, παρά το γεγονός πως παλεύει ακριβώς ενάντια στην αλλοτρίωση, στο διαχωρισμό και τον ατομισμό που είναι έμφυτο αποτέλεσμα της συλλογικής αλλοτριωμένης κοινωνικής δραστηριότητας που το κράτος και το κεφάλαιο – η επονομαζόμενη “ελιτιστική κοινωνία” μας επιβάλλει.
Επειδή η αριστερά είναι η ενεργή αντίληψη του κοινωνικού αγώνα ως πολιτικό πρόγραμμα, είναι ιδεολογική από πάνω μέχρι κάτω. Ο αγώνας που διεξάγει η αριστερά δεν λαμβάνει υπ όψιν του τις επιθυμίες, τις ανάγκες και τα όνειρα των ζωντανών ατόμων εκμεταλλευόμενων, καταπιεσμένων, κυριαρχημένων και αποστερημένων από αυτή τη κοινωνία. Δεν πρόκειται για τη δραστηριότητα των ανθρώπων που πασχίζουν να επανοικειοποιηθούν τη ζωή τους και αναζητούν τα απαραίτητα εργαλεία για να το κάνουν. Αντιθέτως είναι ένα διατυπωμένο πρόγραμμα στα μυαλά των αριστερών ηγετών ή στις οργανωτικές συναντήσεις που υπάρχει πέρα και πριν τους ατομικούς αγώνες των ανθρώπων και στο οποίο αυτοί οι τελευταίοι πρόκειται να ενταχθούν. Όποιο και αν είναι το σύνθημα του προγράμματος – σοσιαλισμός, κομμουνισμός, αναρχισμός, αδελφότητα, Αφρικανοί, δικαιώματα των ζώων, απελευθέρωση της γης. πριμιτιβισμός, εργατική αυτοδιεύθυνση κ.τ.λ. κ.τ.λ. – δεν παρέχει ένα εργαλείο για τα άτομα ώστε να το χρησιμοποιήσουν στους δικούς τους αγώνες ενάντια στη κυριαρχία, αλλά απαιτεί από τα άτομα να ανταλλάξουν την κυριαρχία της άρχουσας τάξης με την κυριαρχία του αριστερού προγράμματος. Με άλλα λόγια απαιτεί από τα άτομα να συνεχίσουν να εγκαταλείπουν την ικανότητά τους να καθορίζουν τη δική τους ύπαρξη.
Στα καλύτερά της η αναρχική προσπάθεια ήταν από πάντα η συνολική μετατροπή της ύπαρξης βασισμένη στην επανοικιοποίηση της ζωής από κάθε άτομο ξεχωριστά, που δρα με ελεύθερη συναναστροφή με άλλους της επιλογής του. Αυτό το όραμα μπορεί να βρεθεί στα πιο ποιητικά γραπτά σχεδόν κάθε γνωστού αναρχικού, και είναι αυτό που έκανε τον αναρχισμό “τη συνείδηση της αριστεράς”. Αλλά ποια η χρησιμότητα του να γίνει η συνείδηση ενός κινήματος που δεν μοιράζεται και δεν μπορεί να μοιραστεί το πλάτος και το βάθος των ονείρων κάποιου, αν αυτός ο κάποιος επιθυμεί να πραγματοποιήσει τα όνειρά του; Στην ιστορία του αναρχικού κινήματος αυτές οι προοπτικές και πρακτικές , πολύ κοντινές στην αριστερά, όπως ο αναρχοσυνδικαλισμός και ο πλατφορμισμός περιείχαν πάντα πολύ λιγότερο το όνειρο και πολύ περισσότερο το πρόγραμμα. Τώρα που η αριστερά έχει πάψει να είναι μια σημαντική δύναμη με κάθε διακριτό τρόπο από την υπόλοιπη πολιτική σφαίρα τουλάχιστον στο δυτικό κόσμο, δεν υπάρχει φυσικά λόγος να συνεχίσουμε να κουβαλάμε αυτή τη μυλόπετρα γύρω απ ‘ το λαιμό μας. Η συνειδητοποίηση των αναρχικών ονείρων, των ονείρων κάθε ατόμου ικανού ακόμα να ονειρεύεται και να επιθυμεί ανεξάρτητα, να είναι αυτόνομος δημιουργός της δικιάς του ύπαρξης απαιτεί μια συνειδητή και αυστηρή ρήξη με την αριστερά. Στο ελάχιστο αυτή η ρήξη θα σήμαινε:
1. Την απόρριψη της πολιτικής αντίληψης του κοινωνικού αγώνα, μια αναγνώριση πως ο επαναστατικός αγώνας δεν είναι ένα πρόγραμμα, αλλά αντιθέτως είναι ο αγώνας για την ατομική και την κοινωνική επανοικιοποίηση της ολότητας της ζωής. Ως τέτοια είναι από τη φύση της αντί-πολιτική. με άλλα λόγια, αντιτίθεται σε κάθε μορφή κοινωνικής οργάνωσης – και κάθε μέθοδο αγώνα – στην οποία οι αποφάσεις για το πως να ζεις και να αγωνίζεσαι είναι διαχωρισμένες από την εκτέλεση αυτών των αποφάσεων άσχετα με το πόσο δημοκρατική και συμμετοχική μπορεί να είναι αυτή η διαχωρισμένη διαδικασία λήψης αποφάσεων.
2. Την απόρριψη του οργανωτισμού, εννοώντας με αυτό την απόρριψη της ιδέας πως κάποια οργάνωση μπορεί να αντιπροσωπεύσει εκμεταλλευόμενα άτομα ή ομάδες, κοινωνικό αγώνα, επανάσταση ή αναρχία. Επομένως την απόρριψη επίσημων οργανώσεων – κομμάτων, ενώσεων, ομοσπονδιών και τέτοιων – οι οποίες εξαιτίας της προγραμματικής τους φύσης αναλαμβάνουν ένα τέτοιο ρόλο αντιπροσώπευσης. Αυτό δεν σημαίνει την απόρριψη της ικανότητας να οργανώνεις ειδικές δραστηριότητες απαραίτητες στον επαναστατικό αγώνα, αλλά αντιθέτως την απόρριψη της υποταγής της οργάνωσης δουλειών και σχεδίων στην τυποποίηση ενός οργανωτικού προγράμματος. Η μόνη δουλειά που απαιτεί επίσημη οργάνωση είναι η ανάπτυξη και η διατήρηση μιας επίσημης οργάνωσης.
3. Την απόρριψη της δημοκρατίας και της ποσοτικής ψευδαίσθησης. Την απόρριψη της οπτικής πως ο αριθμός των οπαδών μιας αιτίας, ιδέας ή προγράμματος είναι αυτό που καθορίζει τη δύναμη του αγώνα, κι όχι η ποιοτική αξία της πρακτικής αγώνα σαν μια επίθεση ενάντια στους θεσμούς κυριαρχίας και σαν επανοικειοποίηση της ζωής. Την απόρριψη κάθε θεσμοποιημένου ή τυποποιημένου τρόπου λήψης αποφάσεων και στην πραγματικότητα κάθε αντίληψης των τρόπων λήψης αποφάσεων σαν μια στιγμή διαχωρισμένη από τη ζωή και την πρακτική. Την απόρριψη επιπλέον της ευαγγελιστικής μεθόδου που πασχίζει να κατακτήσει τις μάζες. Μια τέτοια μέθοδος θεωρεί πως η θεωρητική εξερεύνηση έχει ένα τέλος και πως κάποιος έχει την απάντηση στην οποία όλοι θα προσκολληθούν και πως επομένως κάθε μέθοδος είναι αποδεκτή για τη διάδοση του μηνύματος, ακόμα και αν αυτή η μέθοδος αντικρούει ό,τι λέμε. Αυτό οδηγεί κάποιον στο να αναζητά ακολουθητές που αποδέχονται τη θέση του αντί για συντρόφους και συνεργούς με τους οποίους να συνεχίσει τις εξερευνήσεις του. Την πρακτική αντί για να πασχίζεις να εκτελέσεις τα σχέδια κάποιου, όσο καλύτερα μπορείς με τρόπο συνεπή στις ιδέες, επιθυμίες και όνειρα αυτού του κάποιου, έτσι ώστε να ελκύσεις εν-δυνάμει συνενόχους με τους οποίους να αναπτύξεις σχέσεις εγγύτητας και να επεκτείνεις τη πρακτική της εξέγερσης.
4. Την απόρριψη του να έχεις αιτήματα από τους εξουσιαστές επιλέγοντας αντιθέτως μια πρακτική άμεσης δράσης και επίθεσης. Την απόρριψη της ιδέας πως μπορούμε να πραγματοποιήσουμε την επιθυμία μας για αυτοπροσδιορισμό μέσα από μερικές απαιτήσεις οι οποίες στην καλύτερη, προσφέρουν μόνο μια προσωρινή βελτίωση της βλαβερότητας της κοινωνικής τάξης του κεφαλαίου. Την αναγνώριση της αναγκαιότητας να επιτεθούμε σ’ αυτή τη κοινωνία στο σύνολό της, να επιτύχουμε μια πρακτική και θεωρητική γνώση σε κάθε μερικό αγώνα ενάντια στο σύνολο που πρέπει να καταστραφεί. Με τον ίδιο τρόπο την ικανότητα να βλέπουμε τι είναι δυνητικά επαναστατικό – τι έχει μετατοπιστεί πέρα από τη λογική αιτημάτων και μερικών αλλαγών – σε μερικούς αγώνες, από τη στιγμή, που τελικά κάθε ριζοσπαστική, εξεγερτική ρωγμή έχει πυροδοτηθεί από έναν αγώνα που άρχισε σαν μια προσπάθεια να κερδίσει μερικά αιτήματα αλλά που έχει μετατοπιστεί στην πράξη από το να απαιτεί ό,τι ήταν επιθυμητό στο να το αδράξει και με το παραπάνω.
5. Την απόρριψη της ιδέας της προόδου, της ιδέας πως η σημερινή τάξη πραγμάτων είναι το αποτέλεσμα μιας συνεχούς διαδικασίας βελτίωσης που μπορούμε να εξελίξουμε ακόμη περισσότερο, πιθανώς μέχρι και την αποθέωση της, αν προσπαθήσουμε. Την αναγνώριση πως η τωρινή τροχιά – την οποία οι κυβερνώντες και η πιστή ρεφορμιστική και “επαναστατική” αντίθεσή τους αποκαλούν “πρόοδο” – είναι από τη φύση της επιβλαβής για την ατομική ελευθερία, την ελεύθερη συναναστροφή, τις υγιείς ανθρώπινες σχέσεις, την ολότητα της ζωής και του ίδιου του πλανήτη. Την αναγνώριση πως αυτή η τροχιά πρέπει να οδηγηθεί σε ένα τέλος και νέοι τρόποι ζωής και συσχετισμού να αναπτυχθούν αν σκοπεύoυμε πλήρη αυτονομία και ελευθερία. (Αυτό δεν οδηγεί απαραίτητα σε μια απόλυτη απόρριψη τεχνολογίας και πολιτισμού και μια τέτοια απόρριψη δεν αποτελεί την τελική γραμμή της ρήξης με την αριστερά, αλλά η απόρριψη της προόδου πιο πιθανά σημαίνει μια επιθυμία να εξετάσουμε και να αμφισβητήσουμε σοβαρά και κριτικά τον πολιτισμό, την τεχνολογία και ειδικά τη βιομηχανοποίηση. Αυτοί που δεν επιθυμούν να αναδεικνύουν τέτοια ερωτήματα το πιθανότερο είναι να συνεχίσουν να διατηρούν το μύθο της προόδου.)
6. Την απόρριψη της πολιτικής των ταυτοτήτων. Η αναγνώριση, πως ενώ ποικίλες ομάδες εκμεταλλευόμενων βιώνουν την αποστέρησή τους με τρόπους συγκεκριμένους ανάλογα με την καταπίεση και την ανάλυση αυτών των συγκεκριμενοποιήσεων, είναι απαραίτητη για να καταλάβουμε πλήρως πως η κυριαρχία λειτουργεί, παρ’ όλα αυτά η αποστέρηση είναι η κατεξοχήν αρπαγή της ικανότητας από καθέναν από μας σαν άτομα να δημιουργούμε τις ζωές μας με τους δικούς μας όρους σε ελεύθερη συναναστροφή με άλλους. Η επανοικειοποίηση της ζωής στο κοινωνικό επίπεδο όπως και η πλήρης επανοικειοποίηση της σε ατομικό επίπεδο μπορεί να συμβεί μόνο όταν σταματήσουμε να ταυτίζουμε τους εαυτούς μας απαραίτητα με όρους των κοινωνικών μας ταυτοτήτων.
7. Την απόρριψη του κολεκτιβισμού, της υποταγής του ατόμου στην ομάδα. Την απόρριψη της ιδεολογίας της συλλογικής ευθύνης (μια απόρριψη που δεν σημαίνει την άρνηση κοινωνικής ή ταξικής ανάλυσης αλλά απομακρύνει την ηθική κριτική από μια τέτοια ανάλυση και αρνείται την επικίνδυνη πρακτική του να κατηγορείς άτομα για δραστηριότητες που έχουν γίνει στο όνομα μιας κοινωνικής κατηγορίας ή έχουν αποδοθεί σε μια κοινωνική σε αυτή και της οποίας τους έχουν πει πως αποτελούν κομμάτια, αλλά για αυτό δεν είχανε καμία επιλογή – π.χ. Εβραίοι, γύφτοι, αρσενικοί, λευκοί κ.τ.λ.) Την απόρριψη της ιδέας πως ο καθένας, είτε εξαιτίας του “προνομίου” είτε εξαιτίας του οτι υποτίθεται πως είναι μέλος σε μια ξεχωριστή καταπιεζόμενη ομάδα, οφείλει άνευ κριτικής αλληλεγγύη σε κάθε αγώνα ή κίνημα και την αναγνώριση πως μια τέτοια αντίληψη είναι μια μεγάλη παρεμπόδιση σε κάθε σοβαρή επαναστατική διαδικασία. Τη δημιουργία συλλογικών σχεδίων και δραστηριοτήτων για να εξυπηρετεί τις ανάγκες και τις επιθυμίες των εμπλεκόμενων ατόμων και όχι το αντίθετο. Την αναγνώριση πως η βασική αλλοτρίωση που επιβάλλεται από το κεφάλαιο δεν βασίζεται σε καμία υπέρ-ατομικιστική ιδεολογία που ίσως προωθεί, αλλά αντιθέτως προκύπτει από το συλλογικό σχέδιο παραγωγής που αυτό επιβάλλει το οποίο απαλλοτριώνει τις ατομικές δημιουργικές μας ικανότητες για να εκπληρώσει τους στόχους του. Την αναγνώριση της απελευθέρωσης κάθε ατόμου ξεχωριστά να μπορεί να καθορίζει τις συνθήκες ύπαρξης του ή της με ελεύθερη συναναστροφή με άλλους της επιλογής του/της – π.χ. την ατομική και την κοινωνική επανοικειοποίηση της ζωής – σαν το πρωταρχικό στόχο της επανάστασης.
8. Την απόρριψη της ιδεολογίας, δηλαδή, την απόρριψη κάθε προγράμματος, ιδέας, αφαίρεσης, ιδανικού ή θεωρίας που τοποθετείται πριν τη ζωή και τα άτομα σαν ένα κατασκεύασμα προς εξυπηρέτηση. Την απόρριψη επομένως του Θεού, του Κράτους, του Έθνους, της Φυλής κ.τ.λ. αλλά επίσης του Αναρχισμού, του Πριμιτιβισμού, της Ελευθερίας, του Λόγου, του Ατόμου κ.τ.λ. όταν αυτά γίνονται ιδανικά στα οποία κάποιος θυσιάζει τον εαυτό του, τις επιθυμίες του, τις φιλοδοξίες του, τα όνειρά του. Τη χρήση των ιδεών, θεωρητικών αναλύσεων και την ικανότητα να σκέφτεται λογικά, αφαιρετικά και κριτικά σαν εργαλεία για να πραγματοποιήσει τους στόχους του, για επανοικειοποίηση της ζωής και δράση ενάντια σε οτι στέκεται στο δρόμο αυτής της επανοικειοποίησης. Την άρνηση εύκολων απαντήσεων που έρχονται να λειτουργήσουν σαν παρωπίδες στις προσπάθειες κάποιου να εξετάσει την πραγματικότητα που αντιμετωπίζει για χάρη της συνεχούς αμφισβήτησης και θεωρητικής εξερεύνησης.
Όπως το βλέπω, αυτά είναι που αποτελούνε μια αληθινή ρήξη με την αριστερά. Όπου κάποια από τα παραπάνω λείπει – είτε στη θεωρία είτε στη πράξη απομεινάρια της αριστεράς παραμένουν, και αυτό είναι ένα εμπόδιο στα σχέδια μας για απελευθέρωση. Από τη στιγμή που η ρήξη με την αριστερά βασίζεται στην αναγκαιότητα να ελευθερώσουμε την πρακτική της αναρχίας από τα όρια της πολιτικής, αυτό σίγουρα δεν είναι μια υιοθέτηση της δεξιάς ή κάποιου άλλου τμήματος του πολιτικού φάσματος. Είναι αντιθέτως μια αναγνώριση πως ο αγώνας για τη μετατροπή της ολότητας της ζωής, ένας αγώνας να πάρουμε πίσω τις ζωές μας καθένας από μας ξεχωριστά σε μια συλλογική κίνηση για ατομική πραγμάτωση μπορεί μόνο να παρεμποδιστεί από πολιτικά προγράμματα, “επαναστατικές” οργανώσεις και ιδεολογικές κατασκευές που απαιτούνε την υπηρεσία μας, επειδή αυτές, επίσης όπως το κράτος και το κεφάλαιο, απαιτούνε να δώσουμε τις ζωές μας σ’ αυτά, και όχι να τις πάρουμε στα χέρια μας. Τα όνειρα μας είναι κατά πολύ μεγαλύτερα από τα στενά όρια των πολιτικών σχημάτων. Είναι καιρός τώρα που αφήνουμε πίσω μας την αριστερά και συνεχίζουμε το κεφάτο δρόμο μας προς το άγνωστο της εξέγερσης και της δημιουργίας γεμάτης και αυτοπροσδιορισμένης ζωής.
http://flying.squat.gr/GR/2012/04/11/greek-wolfi-landstreicher
giovedì 12 gennaio 2012
De la Politique à la Vie - Wolfi Landstreicher

Dans ce texte sous forme de proposition générale pour une rupture avec la gauche adressée à tous les anarchistes qui ne souhaitent plus attendre de miraculeux lendemains qui chantent, l’auteur trace des pistes claires pour une lutte anti-politique avec pour volonté d’avoir une incidence sur la pensée comme sur les actes.
"cette rupture avec la gauche est basée sur la nécessité de libérer la pratique de l’anarchie des confins et des limites de la politique, ce n’est certainement pas pour embrasser la droite ou toute une autre partie du spectre de la politique. Il s’agit plutôt d’une reconnaissance qu’une lutte pour la transformation de la totalité de la vie, une lutte pour reprendre le contrôle de chacune de nos vies dans un mouvement collectif pour la réalisation individuelle, ne peut qu’être entravée par des programmes politiques, des organisations « révolutionnaires » et des constructions idéologique auxquelles il faudrait s’asservir, parce que celles-ci aussi, tout comme l’État et le capital, exigent que nous leur donnions nos vies plutôt que d’en reprendre le contrôle.
Nos rêves sont bien trop grands pour les limites étroites du réalisme politique. Cela fait déjà depuis trop longtemps que nous aurions du laisser la gauche derrière nous pour continuer sur notre joyeuse voie vers l’inconnu de l’insurrection et la création de vies pleines et auto-déterminées."
https://infokiosques.net/spip.php?article748
lunedì 2 gennaio 2012
Fear of Conflict (-Wolfi Landstreicher, Willful Disobedience, vol. 1)

“Truly it is not a failing in you that you stiffen yourself against me and
assert your distinctness or peculiarity: you need not give way or re-
nounce yourself”—Max Stirner
Whenever more than a few anarchists get together, there are arguments. This is no surprise, since the word “anarchist” is used to describe a broad range of often contradictory ideas and practices. The only common denominator is the desire to be rid of authority, and anarchists do not even agree on what authority is, let alone the question of what methods are appropriate for eliminating it. These questions raise many others, and so arguments are inevitable.
The arguments do not bother me. What bothers me is the focus on trying to come to an agreement. It is assumed that “because we are all anarchists”, we must all really want the same thing; our apparent conflicts must merely be misunderstandings which we can talk out, finding a common ground. When someone refuses to talk things out and insists on maintaining their distinctness, they are considered dogmatic. This insistence on finding a common ground may be one of the most significant sources of the endless dialogue that so frequently takes place of acting to create our lives on our own terms. This at-tempt to find a common ground involves a denial of very real conflicts.
One strategy frequently used to deny conflict is to claim that an argument is merely a disagreement over words and their meanings. As if the words one uses and how one chooses to use them have no connection to one’s ideas, dreams and desires. I am convinced that there are very few arguments that are merely about words and their meanings. These few could be easily resolved if the individuals involved would clearly and precisely explain what they mean. When individuals cannot even come to an agreement about what words to use and how to use them, it indicates that their dreams, desires and ways of thinking are so far apart that even within a single language,they cannot find a common tongue. The attempt to reduce such an immense chasm to mere semantics is an attempt to deny a very real conflict and the singularity of the individuals involved.
The denial of conflict and of the singularity of individuals may reflect a fetish for unity that stems from residual leftism or collectivism. Unity has always been highly valued by the left. Since most anarchists, despite their attempts to separate themselves from the left, are merely anti-state leftists, they are convinced that only a united front can destroy this society which perpetually forces us into unities not of our choosing, and that we must, therefore, overcome our differences and join together to support the “common cause”. But when we give ourselves to the “common cause”, we are forced to accept the lowest common denominator of understanding and struggle. The unities that are created in this way are false unities which thrive only by suppressing the unique desires and passions of the individuals involved, trans-forming them into a mass. Such unities are no different from the forming of labor that keeps a factory functioning or the unity of social consensus which keeps the authorities in power and people in line. Mass unity, because it is based on the reduction of the individual to a unit in a generality, can never be a basis for the destruction of authority, only for its support in one form or another. Since we want to destroy authority, we must start from a different basis.
For me, that basis is myself—my life with all of its passions and dreams, its desires, projects and encounters. From this basis, I make“common cause” with no one, but may frequently encounter individuals with whom I have an affinity. It may well be that your desires and passions, your dreams and projects coincide with mine. Accompanied by an insistence upon realizing these in opposition to every form of authority, such affinity is a basis for a genuine unity between singular, insurgent individuals which lasts only as long as these individuals desire. Certainly, the desire for the destruction of authority and society can move us to strive for an insurrectional unity that be-comes large-scale, but never as a mass movement; instead it would need to be a coinciding of affinities between individuals who insist on making their lives their own. This sort of insurrection cannot come about through a reduction of our ideas to a lowest common denominator with which everyone can agree, but only through the recognition of the singularity of each individual, a recognition which embraces the actual conflicts that exist between individuals, regardless of how ferocious they may be, as part of the amazing wealth of interactions that the world has to offer us once we rid ourselves of the social system which has stolen our lives and our interactions from us.
-Wolfi Landstreicher, Willful Disobedience, vol. 1
*This is the original English text of this article, which appears, in French, in the pages of Guerre au Paradis.
¡Jugad ferozmente! ¡Nuestras vidas estan en juego! (La práctica anarquista como juego subversivo, por Wolfi Landstreicher)

traducido por Los Secuaces de la Anarquía
Cuando descubrí las ideas anarquistas a finales de los años 70, principios de los 80, era común que se hablase de juego subversivo, bajo la influencia de la Internacional Situacionista y de los aspectos positivos de la contracultura. Hay mucho a ganar pensando nuestra práctica en estos términos. En particular pienso que considerar la práctica revolucionaria anarquista como un juego subversivo es una buena manera de comprender los objetivos, principios y métodos anarquistas que constituyen la base de desarrollo de nuestras estrategias y tácticas.
Lo que distingue al anarquismo de otras concepciones de cambio radical es que los anarquistas consideran generalmente sus ideas tanto como debiendo ser vividas la más posible de inmediato, como objetivos a realizar a escala global. A pesar que ciertos anarquistas estan totalmente escorados hacia la simple política, la idea de vivir inmediatamente la anarquía da al movimiento un alcance que va más allá de esta perspectiva mezquina y le abre sobre todos los aspectos de la vida.
Esto es lo que hace de la práctica anarquista un juego. Me explico. Un juego, puede ser descrito como un medio de alcanzar un objetivo particular utilizando solamente los medios que respondan a los criterios aceptados por los participantes en razón al placer que encuentran al seguirlos, incluso en detrimento de la eficacia. El objetivo de la práctica anarquista es hacer realidad un mundo liberado de la dominación, sin estado, sin economía y sin las miríadas de instituciones que modelan nuestra existencia. No pretendo conocer el mejor modo de llegar a ello. Desde un punto de vista anarquista, no ha habido todavía ninguna revolución exitosa y no tenemos modelo de eficacia. Pero no alcanzaremos este objetivo por sentido del deber o por razones morales, sino después de una reflexión global sobre lo que se desea de inmediato para nuestra própia vida, los cálculos mezquinos de eficacia no son prioritarios. Por mi parte, prefiero alcanzar este objetivo obteniendo el placer inmediato de retomar mi vida en mis manos, y desafiando el orden social que busca destruirla.
Es aquí donde intervienen los “principios” anarquistas (las reglas del juego). El rechazo a elegir nuestros jefes, de promover leyes, de negociar con el enemigo etc… reposa sobre el deseo de reapropiarnos de nuestra vida aquí y ahora y de jugar este juego que nos es tan placentero. Hemos pués elegido unas reglas, no por el sentido del deber moral, ni porqué sean el mejor medio para lograr nuestros fines, sino por el placer que nos proporcionan.
A la luz de esto, comprendemos porqué, en el terreno donde el compromiso es más decisivo (la supervivencia en un mundo dominado por las relaciones económicas siempre en oposición a la plenitud de la vida) elegiremos no importa que medio para asegurar nuestra supervivencia.
¿Como podríamos jugar de otro modo? Haremos lo que nos imponga la necesidad en estas situaciones (trabajar, robar, mendigar, etc…) pero sólo temporalmente para mantener nuestra capacidad de reapropiación de nuestras vidas y combatir por el mundo que queremos y continuar desafiando sus abusos. De hecho, uno de los aspectos de la práctica del juego subversivo es volver los abusos de este mundo contra el mismo. Llegados a este punto parece necesario hacer una distinción entre lo “fuera de la ley” y el anarquismo jugando el juego de la subversión. Evidentemente todo anarquista es un “fuera de la ley” hasta un cierto punto, puesto que rechaza la idea de determinar sus acciones según la ley. Sin embargo la mayor parte de los “fuera de la ley” no juegan al juego de la subversión. Están más bien ocupados por el juego más apremiante de desbaratar las
fuerzas del orden sin buscar destruirlas. Parar el anarquista revolucionario “fuera de la ley”, esto es solamente una parte de un juego más vasto. Hace una apuesta mucho más alta que la del simple delito. Reclama su vida ahora mismo para poder reclamar el mundo.
El juego asocia el objetivo de destruir el orden actual y de crear un mundo libre de dominación con el deseo de retomar nuestra vida en nuestras manos para hacer lo que queramos. Vamos hacia ello con el método práctico y los medios dictados por nuestros deseos de vivir según nuestras ideas. Este método puede presentarse sumariamente como sigue:
1.-La acción directa: actuar nosotros mismos para obtener lo que queremos, más que delegar esta acción en representantes.
2.-La autonomía: rechazo de confiar la toma de decisiones a cualquier cuerpo organizado; organización concebida solo como coordinación de acciones para proyectos o conflictos específicos.
3.-El conflicto permanente: lucha perpetua para alcanzar nuestros objetivos sin compromisos.
4.-Ataque: ninguna mediación, pacificación ni sacrificio; no a la limitación a la simple defensa o resistencia, aspirar a la destrucción del enemigo.
Este método refleja el objetivo final y el deseo inmediato de la práctica anarquista revolucionaria.
Pero si hemos de considerar esta práctica como un juego, hemos de comprender también que tipo de juego es. No se trata de un juego en el que dos (o varios) oponentes luchan por alcanzar un mismo objetivo. En un juego como este podría haber lugar para el compromiso y la negociación. Al contrario el juego subversivo es un conflicto entre dos objetivos diametralmente opuestos, el de todo dominador y el del que quiere poner fin a toda dominación. Finalmente, la única manera de ganar este juego es destruir completamente al adversario. Es por esto que no hay lugar para el compromiso y la negociación, especialmente para los anarquistas que estan en posición de debilidad es la que cualquier compromiso seria perder.
Los objetivos, principios, método así como la comprensión de la naturaleza del combate a llevar caracterizan el juego revolucionario anarquista. Como en todo juego, es sobre esta base que desarrollaremos estrategia y táctica. Sin una base como esta, todo discurso sobre la estrategia y la táctica no es cháchara. Entonces sólo podremos hablar de táctica únicamente en el contexto particular de una decisión a tomar en un momento dado, podemos hablar de estrategia de un modo más general. La estrategia concierne al medio para alcanzar los fines.
Hemos de ser concientes de ciertos factores. Ante todo, ¿en que contexto intentamos alcanzar nuestros objetivos? ¿que relación existe entre estos objetivos y el contexto?¿de que medios disponemos para alcanzar estos objetivos? ¿con que complicidades podemos contar en esta empresa? Estas cuestiones revisten un interés particular para los anarquistas para los que el objetivo (erradicar toda forma de dominación) no se sitúa en un futuro lejano. No queremos ser buenos cristianos y sacrificarnos para las generaciones futuras. Queremos más bien disfrutar en el curso de nuestra vida y en el curso de la batalla contra el orden establecido. Por tanto hemos de examinar estas cuestiones bajo este doble aspecto.
La cuestión del contexto implica un análisis global de todo esto, de la naturaleza de las instituciones en juego, de las tendencias fuertes que se desarrollan y de los eventuales puntos de debilidad que pueden llevar a la rotura del orden establecido. Hemos de examinar también nuestras condiciones de vida habituales, nuestras relaciones y encuentros, voluntarios o no, nuestro ambiente inmediato, nuestros proyectos a corto término, etc…
Las relaciones entre el porqué luchamos y las condiciones generales del orden social son de conflicto total. Puesto que nuestros esfuerzos, no solo para destruir la dominación, sino también de resistirnos a ella en nuestra vida, nos hacen enemigos de este orden. Este conflicto está profundamente enraizado en nuestra vida cotidiana por las diversas actividades que nos son impuestas por la regla de la supervivencia más que por la regla de la vida. Este conflicto es pués un punto esencial en la determinación de nuestra estrategia.
Puesto que una parte de nuestros objetivos es reapropiarnos de nuestras vidas de inmediato, nuestros métodos de acción deben reflejarlo. Dicho de otro modo, todos los métodos que implican el abandono del control sobre nuestra vida (por ejemplo el voto) constituyen ya una derrota. Es necesario hacer una distinción entre lo que constituye un abandono (votar, acudir a la justicia, hacer peticiones, discutir con el enemigo) y lo que es compatible con la reapropiación de nuestra vida y la lucha contra las instituciones de dominación (por ejemplo el trabajo temporal, ciertas formas de chanchullo, etc… que no dan acceso a ciertos recursos, informaciones y capacidades útiles en nuestra empresa subversiva).
Nuestros cómplices no importa quienes sean, anarquistas críticos concientes o no, desde el momento en que utilizan los mismos medios que nosotros en sus luchas contra lo que les domina y les oprime, métodos mediante los que toman su vida en sus manos y llevan su propia lucha. Nuestra complicidad mientras utilicen estos medios y cesará cuando abandonen su autonomía o pacten con sus amos.
Puestas estas bases, e aquí algunos temas para discutir sobre estrategia:
¿Sobrevivir o vivir plenamente?. Las estrategias destinadas a hacer crecer permanentemente la preeminencia de vida sobre la supervivencia, a realizar nuestros proyectos y a satisfacer nuestros deseos, deben definir lo más completamente posible como comportarnos cara a la cuestión de la supervivencia; por ejemplo cuando uno se ve obligado a tomar un empleo se puede aprovechar para perjudicar la institución del trabajo y la economía mediante el robo, la distribución de productos o el sabotaje; se puede aprovechar también para obtener gratuitamente unas experiencias útiles para nuestros proyectos; es necesario considerar siempre el trabajo como un medio temporal al servicio de nuestros fines, y estar a punto para abandonarlo en cuanto queramos.
La solidaridad. Presenta dos aspectos; numerosas explosiones sociales provienen de una parte del deseo de recuperar la vida y de destruir la dominación; métodos como los descritos anteriormente son utilizados entonces sin que los participantes sean perfectamente conscientes de ello. ¿Cómo hacer un ligamen entre nuestra lucha consciente contra el orden establecido y estas explosiones de contestación, de una modo que sirva a nuestros objetivos, principios y métodos? Puesto que el evangelismo y los líderes morales se oponen a estos principios y harían de nosotros unos peones de una causa que intentamos promover, hemos de pensar en términos de complicidad y de franqueza.
Llegará un momento en que camaradas y cómplices serán arrestados y encerrados por el enemigo. Lo habitual en estos casos es adoptar una posición de apoyo, de ayuda social y de caridad hacia ellos. Pienso que es un gran error en relación a nuestros objetivos y nuestros deseos. Sin negar la necesidad de constituir fondos para preparar su defensa y mantener la comunicación con ellos, lo importante es saber volver la situación en contra del orden establecido. Las acciones anticarcelarias del grupo francés Os Cangaceiros permiten reflexionar sobre este hecho.
Pequeños incidentes cotidianos: Todos los días se producen pequeños sucesos que perturban la rutina del orden social. ¿Cómo podemos explotarlos subversivamente contra este orden? Para poner al día la realidad de esta sociedad y abrir otras perspectivas. ¿Cómo podemos crear estos “sucesos” para minar la resignación y la aceptación de la
normalidad?.
Los desastres, lo motines, los alzamientos locales o regionales causan perturbaciones que nos pueden revelar muchas cosas sobre el orden establecido y llevar a la gente al camino de la autonomía, la generosidad y al rechazo temporal del orden moral de esta sociedad. ¿Como podemos aprovecharnos mejor de estas situaciones? ¿Qué podemos hacer para acrecentar el rechazo del orden moral más allá del simple momento presente? ¿Cómo podemos denunciar a los diversos políticos y burócratas responsables (partidos políticos, jefes sindicales, militantes y activistas) sin acabar siendo nosotros mismos parásitos de la misma calaña?. Este juego es un gran desafió para nosotros y puede hacer con nuestras vidas alguna cosa maravillosa. Hemos de jugar ferozmente, puesto que es nuestra vida lo que está en juego.
No hay garantía de victoria ni método definitivo para ganar. Pero para cada uno de nosotros en tanto individuos hay muchas maneras de perder, la renuncia, la resignación ante lo que nos impone el orden establecido…
Entonces, ¿quién quiere jugar?.
Wolfi Landstreicher
Green anarchy N° 23 verano/otoño de 2006
domenica 1 gennaio 2012
¡Jugad ferozmente! ¡Nuestras vidas estan en juego! (La práctica anarquista como juego subversivo, por Wolfi Landstreicher)

traducido por Los Secuaces de la Anarquía
Cuando descubrí las ideas anarquistas a finales de los años 70, principios de los 80, era común que se hablase de juego subversivo, bajo la influencia de la Internacional Situacionista y de los aspectos positivos de la contracultura. Hay mucho a ganar pensando nuestra práctica en estos términos. En particular pienso que considerar la práctica revolucionaria anarquista como un juego subversivo es una buena manera de comprender los objetivos, principios y métodos anarquistas que constituyen la base de desarrollo de nuestras estrategias y tácticas.
Lo que distingue al anarquismo de otras concepciones de cambio radical es que los anarquistas consideran generalmente sus ideas tanto como debiendo ser vividas la más posible de inmediato, como objetivos a realizar a escala global. A pesar que ciertos anarquistas estan totalmente escorados hacia la simple política, la idea de vivir inmediatamente la anarquía da al movimiento un alcance que va más allá de esta perspectiva mezquina y le abre sobre todos los aspectos de la vida.
Esto es lo que hace de la práctica anarquista un juego. Me explico. Un juego, puede ser descrito como un medio de alcanzar un objetivo particular utilizando solamente los medios que respondan a los criterios aceptados por los participantes en razón al placer que encuentran al seguirlos, incluso en detrimento de la eficacia. El objetivo de la práctica anarquista es hacer realidad un mundo liberado de la dominación, sin estado, sin economía y sin las miríadas de instituciones que modelan nuestra existencia. No pretendo conocer el mejor modo de llegar a ello. Desde un punto de vista anarquista, no ha habido todavía ninguna revolución exitosa y no tenemos modelo de eficacia. Pero no alcanzaremos este objetivo por sentido del deber o por razones morales, sino después de una reflexión global sobre lo que se desea de inmediato para nuestra própia vida, los cálculos mezquinos de eficacia no son prioritarios. Por mi parte, prefiero alcanzar este objetivo obteniendo el placer inmediato de retomar mi vida en mis manos, y desafiando el orden social que busca destruirla.
Es aquí donde intervienen los “principios” anarquistas (las reglas del juego). El rechazo a elegir nuestros jefes, de promover leyes, de negociar con el enemigo etc… reposa sobre el deseo de reapropiarnos de nuestra vida aquí y ahora y de jugar este juego que nos es tan placentero. Hemos pués elegido unas reglas, no por el sentido del deber moral, ni porqué sean el mejor medio para lograr nuestros fines, sino por el placer que nos proporcionan.
A la luz de esto, comprendemos porqué, en el terreno donde el compromiso es más decisivo (la supervivencia en un mundo dominado por las relaciones económicas siempre en oposición a la plenitud de la vida) elegiremos no importa que medio para asegurar nuestra supervivencia.
¿Como podríamos jugar de otro modo? Haremos lo que nos imponga la necesidad en estas situaciones (trabajar, robar, mendigar, etc…) pero sólo temporalmente para mantener nuestra capacidad de reapropiación de nuestras vidas y combatir por el mundo que queremos y continuar desafiando sus abusos. De hecho, uno de los aspectos de la práctica del juego subversivo es volver los abusos de este mundo contra el mismo. Llegados a este punto parece necesario hacer una distinción entre lo “fuera de la ley” y el anarquismo jugando el juego de la subversión. Evidentemente todo anarquista es un “fuera de la ley” hasta un cierto punto, puesto que rechaza la idea de determinar sus acciones según la ley. Sin embargo la mayor parte de los “fuera de la ley” no juegan al juego de la subversión. Están más bien ocupados por el juego más apremiante de desbaratar las
fuerzas del orden sin buscar destruirlas. Parar el anarquista revolucionario “fuera de la ley”, esto es solamente una parte de un juego más vasto. Hace una apuesta mucho más alta que la del simple delito. Reclama su vida ahora mismo para poder reclamar el mundo.
El juego asocia el objetivo de destruir el orden actual y de crear un mundo libre de dominación con el deseo de retomar nuestra vida en nuestras manos para hacer lo que queramos. Vamos hacia ello con el método práctico y los medios dictados por nuestros deseos de vivir según nuestras ideas. Este método puede presentarse sumariamente como sigue:
1.-La acción directa: actuar nosotros mismos para obtener lo que queremos, más que delegar esta acción en representantes.
2.-La autonomía: rechazo de confiar la toma de decisiones a cualquier cuerpo organizado; organización concebida solo como coordinación de acciones para proyectos o conflictos específicos.
3.-El conflicto permanente: lucha perpetua para alcanzar nuestros objetivos sin compromisos.
4.-Ataque: ninguna mediación, pacificación ni sacrificio; no a la limitación a la simple defensa o resistencia, aspirar a la destrucción del enemigo.
Este método refleja el objetivo final y el deseo inmediato de la práctica anarquista revolucionaria.
Pero si hemos de considerar esta práctica como un juego, hemos de comprender también que tipo de juego es. No se trata de un juego en el que dos (o varios) oponentes luchan por alcanzar un mismo objetivo. En un juego como este podría haber lugar para el compromiso y la negociación. Al contrario el juego subversivo es un conflicto entre dos objetivos diametralmente opuestos, el de todo dominador y el del que quiere poner fin a toda dominación. Finalmente, la única manera de ganar este juego es destruir completamente al adversario. Es por esto que no hay lugar para el compromiso y la negociación, especialmente para los anarquistas que estan en posición de debilidad es la que cualquier compromiso seria perder.
Los objetivos, principios, método así como la comprensión de la naturaleza del combate a llevar caracterizan el juego revolucionario anarquista. Como en todo juego, es sobre esta base que desarrollaremos estrategia y táctica. Sin una base como esta, todo discurso sobre la estrategia y la táctica no es cháchara. Entonces sólo podremos hablar de táctica únicamente en el contexto particular de una decisión a tomar en un momento dado, podemos hablar de estrategia de un modo más general. La estrategia concierne al medio para alcanzar los fines.
Hemos de ser concientes de ciertos factores. Ante todo, ¿en que contexto intentamos alcanzar nuestros objetivos? ¿que relación existe entre estos objetivos y el contexto?¿de que medios disponemos para alcanzar estos objetivos? ¿con que complicidades podemos contar en esta empresa? Estas cuestiones revisten un interés particular para los anarquistas para los que el objetivo (erradicar toda forma de dominación) no se sitúa en un futuro lejano. No queremos ser buenos cristianos y sacrificarnos para las generaciones futuras. Queremos más bien disfrutar en el curso de nuestra vida y en el curso de la batalla contra el orden establecido. Por tanto hemos de examinar estas cuestiones bajo este doble aspecto.
La cuestión del contexto implica un análisis global de todo esto, de la naturaleza de las instituciones en juego, de las tendencias fuertes que se desarrollan y de los eventuales puntos de debilidad que pueden llevar a la rotura del orden establecido. Hemos de examinar también nuestras condiciones de vida habituales, nuestras relaciones y encuentros, voluntarios o no, nuestro ambiente inmediato, nuestros proyectos a corto término, etc…
Las relaciones entre el porqué luchamos y las condiciones generales del orden social son de conflicto total. Puesto que nuestros esfuerzos, no solo para destruir la dominación, sino también de resistirnos a ella en nuestra vida, nos hacen enemigos de este orden. Este conflicto está profundamente enraizado en nuestra vida cotidiana por las diversas actividades que nos son impuestas por la regla de la supervivencia más que por la regla de la vida. Este conflicto es pués un punto esencial en la determinación de nuestra estrategia.
Puesto que una parte de nuestros objetivos es reapropiarnos de nuestras vidas de inmediato, nuestros métodos de acción deben reflejarlo. Dicho de otro modo, todos los métodos que implican el abandono del control sobre nuestra vida (por ejemplo el voto) constituyen ya una derrota. Es necesario hacer una distinción entre lo que constituye un abandono (votar, acudir a la justicia, hacer peticiones, discutir con el enemigo) y lo que es compatible con la reapropiación de nuestra vida y la lucha contra las instituciones de dominación (por ejemplo el trabajo temporal, ciertas formas de chanchullo, etc… que no dan acceso a ciertos recursos, informaciones y capacidades útiles en nuestra empresa subversiva).
Nuestros cómplices no importa quienes sean, anarquistas críticos concientes o no, desde el momento en que utilizan los mismos medios que nosotros en sus luchas contra lo que les domina y les oprime, métodos mediante los que toman su vida en sus manos y llevan su propia lucha. Nuestra complicidad mientras utilicen estos medios y cesará cuando abandonen su autonomía o pacten con sus amos.
Puestas estas bases, e aquí algunos temas para discutir sobre estrategia:
¿Sobrevivir o vivir plenamente?. Las estrategias destinadas a hacer crecer permanentemente la preeminencia de vida sobre la supervivencia, a realizar nuestros proyectos y a satisfacer nuestros deseos, deben definir lo más completamente posible como comportarnos cara a la cuestión de la supervivencia; por ejemplo cuando uno se ve obligado a tomar un empleo se puede aprovechar para perjudicar la institución del trabajo y la economía mediante el robo, la distribución de productos o el sabotaje; se puede aprovechar también para obtener gratuitamente unas experiencias útiles para nuestros proyectos; es necesario considerar siempre el trabajo como un medio temporal al servicio de nuestros fines, y estar a punto para abandonarlo en cuanto queramos.
La solidaridad. Presenta dos aspectos; numerosas explosiones sociales provienen de una parte del deseo de recuperar la vida y de destruir la dominación; métodos como los descritos anteriormente son utilizados entonces sin que los participantes sean perfectamente conscientes de ello. ¿Cómo hacer un ligamen entre nuestra lucha consciente contra el orden establecido y estas explosiones de contestación, de una modo que sirva a nuestros objetivos, principios y métodos? Puesto que el evangelismo y los líderes morales se oponen a estos principios y harían de nosotros unos peones de una causa que intentamos promover, hemos de pensar en términos de complicidad y de franqueza.
Llegará un momento en que camaradas y cómplices serán arrestados y encerrados por el enemigo. Lo habitual en estos casos es adoptar una posición de apoyo, de ayuda social y de caridad hacia ellos. Pienso que es un gran error en relación a nuestros objetivos y nuestros deseos. Sin negar la necesidad de constituir fondos para preparar su defensa y mantener la comunicación con ellos, lo importante es saber volver la situación en contra del orden establecido. Las acciones anticarcelarias del grupo francés Os Cangaceiros permiten reflexionar sobre este hecho.
Pequeños incidentes cotidianos: Todos los días se producen pequeños sucesos que perturban la rutina del orden social. ¿Cómo podemos explotarlos subversivamente contra este orden? Para poner al día la realidad de esta sociedad y abrir otras perspectivas. ¿Cómo podemos crear estos “sucesos” para minar la resignación y la aceptación de la
normalidad?.
Los desastres, lo motines, los alzamientos locales o regionales causan perturbaciones que nos pueden revelar muchas cosas sobre el orden establecido y llevar a la gente al camino de la autonomía, la generosidad y al rechazo temporal del orden moral de esta sociedad. ¿Como podemos aprovecharnos mejor de estas situaciones? ¿Qué podemos hacer para acrecentar el rechazo del orden moral más allá del simple momento presente? ¿Cómo podemos denunciar a los diversos políticos y burócratas responsables (partidos políticos, jefes sindicales, militantes y activistas) sin acabar siendo nosotros mismos parásitos de la misma calaña?. Este juego es un gran desafió para nosotros y puede hacer con nuestras vidas alguna cosa maravillosa. Hemos de jugar ferozmente, puesto que es nuestra vida lo que está en juego.
No hay garantía de victoria ni método definitivo para ganar. Pero para cada uno de nosotros en tanto individuos hay muchas maneras de perder, la renuncia, la resignación ante lo que nos impone el orden establecido…
Entonces, ¿quién quiere jugar?.
Wolfi Landstreicher
Green anarchy N° 23 verano/otoño de 2006
mercoledì 30 novembre 2011
¡Jugad ferozmente! ¡Nuestras vidas estan en juego! (La práctica anarquista como juego subversivo) x Wolfi Landstreicher

Foto: Batalla de almohadas en la pelicula Zero de conduite (Zero en conducta) de Jean Vigo
http://es.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9ro_de_conduite
traducido por Los Secuaces de la Anarquía
Cuando descubrí las ideas anarquistas a finales de los años 70, principios de los 80, era común que se hablase de juego subversivo, bajo la influencia de la Internacional Situacionista y de los aspectos positivos de la contracultura. Hay mucho a ganar pensando nuestra práctica en estos términos. En particular pienso que considerar la práctica revolucionaria anarquista como un juego subversivo es una buena manera de comprender los objetivos, principios y métodos anarquistas que constituyen la base de desarrollo de nuestras estrategias y tácticas.
Lo que distingue al anarquismo de otras concepciones de cambio radical es que los anarquistas consideran generalmente sus ideas tanto como debiendo ser vividas la más posible de inmediato, como objetivos a realizar a escala global. A pesar que ciertos anarquistas estan totalmente escorados hacia la simple política, la idea de vivir inmediatamente la anarquía da al movimiento un alcance que va más allá de esta perspectiva mezquina y le abre sobre todos los aspectos de la vida.
Esto es lo que hace de la práctica anarquista un juego. Me explico. Un juego, puede ser descrito como un medio de alcanzar un objetivo particular utilizando solamente los medios que respondan a los criterios aceptados por los participantes en razón al placer que encuentran al seguirlos, incluso en detrimento de la eficacia. El objetivo de la práctica anarquista es hacer realidad un mundo liberado de la dominación, sin estado, sin economía y sin las miríadas de instituciones que modelan nuestra existencia. No pretendo conocer el mejor modo de llegar a ello. Desde un punto de vista anarquista, no ha habido todavía ninguna revolución exitosa y no tenemos modelo de eficacia. Pero no alcanzaremos este objetivo por sentido del deber o por razones morales, sino después de una reflexión global sobre lo que se desea de inmediato para nuestra própia vida, los cálculos mezquinos de eficacia no son prioritarios. Por mi parte, prefiero alcanzar este objetivo obteniendo el placer inmediato de retomar mi vida en mis manos, y desafiando el orden social que busca destruirla.
Es aquí donde intervienen los “principios” anarquistas (las reglas del juego). El rechazo a elegir nuestros jefes, de promover leyes, de negociar con el enemigo etc… reposa sobre el deseo de reapropiarnos de nuestra vida aquí y ahora y de jugar este juego que nos es tan placentero. Hemos pués elegido unas reglas, no por el sentido del deber moral, ni porqué sean el mejor medio para lograr nuestros fines, sino por el placer que nos proporcionan.
A la luz de esto, comprendemos porqué, en el terreno donde el compromiso es más decisivo (la supervivencia en un mundo dominado por las relaciones económicas siempre en oposición a la plenitud de la vida) elegiremos no importa que medio para asegurar nuestra supervivencia.
¿Como podríamos jugar de otro modo? Haremos lo que nos imponga la necesidad en estas situaciones (trabajar, robar, mendigar, etc…) pero sólo temporalmente para mantener nuestra capacidad de reapropiación de nuestras vidas y combatir por el mundo que queremos y continuar desafiando sus abusos. De hecho, uno de los aspectos de la práctica del juego subversivo es volver los abusos de este mundo contra el mismo. Llegados a este punto parece necesario hacer una distinción entre lo “fuera de la ley” y el anarquismo jugando el juego de la subversión. Evidentemente todo anarquista es un “fuera de la ley” hasta un cierto punto, puesto que rechaza la idea de determinar sus acciones según la ley. Sin embargo la mayor parte de los “fuera de la ley” no juegan al juego de la subversión. Están más bien ocupados por el juego más apremiante de desbaratar las
fuerzas del orden sin buscar destruirlas. Parar el anarquista revolucionario “fuera de la ley”, esto es solamente una parte de un juego más vasto. Hace una apuesta mucho más alta que la del simple delito. Reclama su vida ahora mismo para poder reclamar el mundo.
El juego asocia el objetivo de destruir el orden actual y de crear un mundo libre de dominación con el deseo de retomar nuestra vida en nuestras manos para hacer lo que queramos. Vamos hacia ello con el método práctico y los medios dictados por nuestros deseos de vivir según nuestras ideas. Este método puede presentarse sumariamente como sigue:
1.-La acción directa: actuar nosotros mismos para obtener lo que queremos, más que delegar esta acción en representantes.
2.-La autonomía: rechazo de confiar la toma de decisiones a cualquier cuerpo organizado; organización concebida solo como coordinación de acciones para proyectos o conflictos específicos.
3.-El conflicto permanente: lucha perpetua para alcanzar nuestros objetivos sin compromisos.
4.-Ataque: ninguna mediación, pacificación ni sacrificio; no a la limitación a la simple defensa o resistencia, aspirar a la destrucción del enemigo.
Este método refleja el objetivo final y el deseo inmediato de la práctica anarquista revolucionaria.
Pero si hemos de considerar esta práctica como un juego, hemos de comprender también que tipo de juego es. No se trata de un juego en el que dos (o varios) oponentes luchan por alcanzar un mismo objetivo. En un juego como este podría haber lugar para el compromiso y la negociación. Al contrario el juego subversivo es un conflicto entre dos objetivos diametralmente opuestos, el de todo dominador y el del que quiere poner fin a toda dominación. Finalmente, la única manera de ganar este juego es destruir completamente al adversario. Es por esto que no hay lugar para el compromiso y la negociación, especialmente para los anarquistas que estan en posición de debilidad es la que cualquier compromiso seria perder.
Los objetivos, principios, método así como la comprensión de la naturaleza del combate a llevar caracterizan el juego revolucionario anarquista. Como en todo juego, es sobre esta base que desarrollaremos estrategia y táctica. Sin una base como esta, todo discurso sobre la estrategia y la táctica no es cháchara. Entonces sólo podremos hablar de táctica únicamente en el contexto particular de una decisión a tomar en un momento dado, podemos hablar de estrategia de un modo más general. La estrategia concierne al medio para alcanzar los fines.
Hemos de ser concientes de ciertos factores. Ante todo, ¿en que contexto intentamos alcanzar nuestros objetivos? ¿que relación existe entre estos objetivos y el contexto?¿de que medios disponemos para alcanzar estos objetivos? ¿con que complicidades podemos contar en esta empresa? Estas cuestiones revisten un interés particular para los anarquistas para los que el objetivo (erradicar toda forma de dominación) no se sitúa en un futuro lejano. No queremos ser buenos cristianos y sacrificarnos para las generaciones futuras. Queremos más bien disfrutar en el curso de nuestra vida y en el curso de la batalla contra el orden establecido. Por tanto hemos de examinar estas cuestiones bajo este doble aspecto.
La cuestión del contexto implica un análisis global de todo esto, de la naturaleza de las instituciones en juego, de las tendencias fuertes que se desarrollan y de los eventuales puntos de debilidad que pueden llevar a la rotura del orden establecido. Hemos de examinar también nuestras condiciones de vida habituales, nuestras relaciones y encuentros, voluntarios o no, nuestro ambiente inmediato, nuestros proyectos a corto término, etc…
Las relaciones entre el porqué luchamos y las condiciones generales del orden social son de conflicto total. Puesto que nuestros esfuerzos, no solo para destruir la dominación, sino también de resistirnos a ella en nuestra vida, nos hacen enemigos de este orden. Este conflicto está profundamente enraizado en nuestra vida cotidiana por las diversas actividades que nos son impuestas por la regla de la supervivencia más que por la regla de la vida. Este conflicto es pués un punto esencial en la determinación de nuestra estrategia.
Puesto que una parte de nuestros objetivos es reapropiarnos de nuestras vidas de inmediato, nuestros métodos de acción deben reflejarlo. Dicho de otro modo, todos los métodos que implican el abandono del control sobre nuestra vida (por ejemplo el voto) constituyen ya una derrota. Es necesario hacer una distinción entre lo que constituye un abandono (votar, acudir a la justicia, hacer peticiones, discutir con el enemigo) y lo que es compatible con la reapropiación de nuestra vida y la lucha contra las instituciones de dominación (por ejemplo el trabajo temporal, ciertas formas de chanchullo, etc… que no dan acceso a ciertos recursos, informaciones y capacidades útiles en nuestra empresa subversiva).
Nuestros cómplices no importa quienes sean, anarquistas críticos concientes o no, desde el momento en que utilizan los mismos medios que nosotros en sus luchas contra lo que les domina y les oprime, métodos mediante los que toman su vida en sus manos y llevan su propia lucha. Nuestra complicidad mientras utilicen estos medios y cesará cuando abandonen su autonomía o pacten con sus amos.
Puestas estas bases, e aquí algunos temas para discutir sobre estrategia:
¿Sobrevivir o vivir plenamente?. Las estrategias destinadas a hacer crecer permanentemente la preeminencia de vida sobre la supervivencia, a realizar nuestros proyectos y a satisfacer nuestros deseos, deben definir lo más completamente posible como comportarnos cara a la cuestión de la supervivencia; por ejemplo cuando uno se ve obligado a tomar un empleo se puede aprovechar para perjudicar la institución del trabajo y la economía mediante el robo, la distribución de productos o el sabotaje; se puede aprovechar también para obtener gratuitamente unas experiencias útiles para nuestros proyectos; es necesario considerar siempre el trabajo como un medio temporal al servicio de nuestros fines, y estar a punto para abandonarlo en cuanto queramos.
La solidaridad. Presenta dos aspectos; numerosas explosiones sociales provienen de una parte del deseo de recuperar la vida y de destruir la dominación; métodos como los descritos anteriormente son utilizados entonces sin que los participantes sean perfectamente conscientes de ello. ¿Cómo hacer un ligamen entre nuestra lucha consciente contra el orden establecido y estas explosiones de contestación, de una modo que sirva a nuestros objetivos, principios y métodos? Puesto que el evangelismo y los líderes morales se oponen a estos principios y harían de nosotros unos peones de una causa que intentamos promover, hemos de pensar en términos de complicidad y de franqueza.
Llegará un momento en que camaradas y cómplices serán arrestados y encerrados por el enemigo. Lo habitual en estos casos es adoptar una posición de apoyo, de ayuda social y de caridad hacia ellos. Pienso que es un gran error en relación a nuestros objetivos y nuestros deseos. Sin negar la necesidad de constituir fondos para preparar su defensa y mantener la comunicación con ellos, lo importante es saber volver la situación en contra del orden establecido. Las acciones anticarcelarias del grupo francés Os Cangaceiros permiten reflexionar sobre este hecho.
Pequeños incidentes cotidianos: Todos los días se producen pequeños sucesos que perturban la rutina del orden social. ¿Cómo podemos explotarlos subversivamente contra este orden? Para poner al día la realidad de esta sociedad y abrir otras perspectivas. ¿Cómo podemos crear estos “sucesos” para minar la resignación y la aceptación de la
normalidad?.
Los desastres, lo motines, los alzamientos locales o regionales causan perturbaciones que nos pueden revelar muchas cosas sobre el orden establecido y llevar a la gente al camino de la autonomía, la generosidad y al rechazo temporal del orden moral de esta sociedad. ¿Como podemos aprovecharnos mejor de estas situaciones? ¿Qué podemos hacer para acrecentar el rechazo del orden moral más allá del simple momento presente? ¿Cómo podemos denunciar a los diversos políticos y burócratas responsables (partidos políticos, jefes sindicales, militantes y activistas) sin acabar siendo nosotros mismos parásitos de la misma calaña?. Este juego es un gran desafió para nosotros y puede hacer con nuestras vidas alguna cosa maravillosa. Hemos de jugar ferozmente, puesto que es nuestra vida lo que está en juego.
No hay garantía de victoria ni método definitivo para ganar. Pero para cada uno de nosotros en tanto individuos hay muchas maneras de perder, la renuncia, la resignación ante lo que nos impone el orden establecido…
Entonces, ¿quién quiere jugar?.
Wolfi Landstreicher
Green anarchy N° 23 verano/otoño de 2006
martedì 29 novembre 2011
[Wolfi Landstreicher] La práctica anarquista como juego subversivo

Cuando descubrí las ideas anarquistas a finales de los años 70, principios de los 80, era común que se hablase de juego subversivo, bajo la influencia de la Internacional Situacionista y de los aspectos positivos de la contracultura. Hay mucho a ganar pensando nuestra práctica en estos términos. En particular pienso que considerar la práctica revolucionaria anarquista como un juego subversivo es una buena manera de comprender los objetivos, principios y métodos anarquistas que constituyen la base de desarrollo de nuestras estrategias y tácticas.
Lo que distingue al anarquismo de otras concepciones de cambio radical es que los anarquistas consideran generalmente sus ideas tanto como debiendo ser vividas la más posible de inmediato, como objetivos a realizar a escala global. A pesar que ciertos anarquistas estan totalmente escorados hacia la simple política, la idea de vivir inmediatamente la anarquía da al movimiento un alcance que va más allá de esta perspectiva mezquina y le abre sobre todos los aspectos de la vida.
Esto es lo que hace de la práctica anarquista un juego. Me explico. Un juego, puede ser descrito como un medio de alcanzar un objetivo particular utilizando solamente los medios que respondan a los criterios aceptados por los participantes en razón al placer que encuentran al seguirlos, incluso en detrimento de la eficacia. El objetivo de la práctica anarquista es hacer realidad un mundo liberado de la dominación, sin estado, sin economía y sin las miríadas de instituciones que modelan nuestra existencia. No pretendo conocer el mejor modo de llegar a ello. Desde un punto de vista anarquista, no ha habido todavía ninguna revolución exitosa y no tenemos modelo de eficacia. Pero no alcanzaremos este objetivo por sentido del deber o por razones morales, sino después de una reflexión global sobre lo que se desea de inmediato para nuestra própia vida, los cálculos mezquinos de eficacia no son prioritarios. Por mi parte, prefiero alcanzar este objetivo obteniendo el placer inmediato de retomar mi vida en mis manos, y desafiando el orden social que busca destruirla.
Es aquí donde intervienen los “principios” anarquistas (las reglas del juego). El rechazo a elegir nuestros jefes, de promover leyes, de negociar con el enemigo etc… reposa sobre el deseo de reapropiarnos de nuestra vida aquí y ahora y de jugar este juego que nos es tan placentero. Hemos pués elegido unas reglas, no por el sentido del deber moral, ni porqué sean el mejor medio para lograr nuestros fines, sino por el placer que nos proporcionan.
A la luz de esto, comprendemos porqué, en el terreno donde el compromiso es más decisivo (la supervivencia en un mundo dominado por las relaciones económicas siempre en oposición a la plenitud de la vida) elegiremos no importa que medio para asegurar nuestra supervivencia.
¿Como podríamos jugar de otro modo? Haremos lo que nos imponga la necesidad en estas situaciones (trabajar, robar, mendigar, etc…) pero sólo temporalmente para mantener nuestra capacidad de reapropiación de nuestras vidas y combatir por el mundo que queremos y continuar desafiando sus abusos. De hecho, uno de los aspectos de la práctica del juego subversivo es volver los abusos de este mundo contra el mismo. Llegados a este punto parece necesario hacer una distinción entre lo “fuera de la ley” y el anarquismo jugando el juego de la subversión. Evidentemente todo anarquista es un “fuera de la ley” hasta un cierto punto, puesto que rechaza la idea de determinar sus acciones según la ley. Sin embargo la mayor parte de los “fuera de la ley” no juegan al juego de la subversión. Están más bien ocupados por el juego más apremiante de desbaratar las
fuerzas del orden sin buscar destruirlas. Parar el anarquista revolucionario “fuera de la ley”, esto es solamente una parte de un juego más vasto. Hace una apuesta mucho más alta que la del simple delito. Reclama su vida ahora mismo para poder reclamar el mundo.
El juego asocia el objetivo de destruir el orden actual y de crear un mundo libre de dominación con el deseo de retomar nuestra vida en nuestras manos para hacer lo que queramos. Vamos hacia ello con el método práctico y los medios dictados por nuestros deseos de vivir según nuestras ideas. Este método puede presentarse sumariamente como sigue:
1.-La acción directa: actuar nosotros mismos para obtener lo que queremos, más que delegar esta acción en representantes.
2.-La autonomía: rechazo de confiar la toma de decisiones a cualquier cuerpo organizado; organización concebida solo como coordinación de acciones para proyectos o conflictos específicos.
3.-El conflicto permanente: lucha perpetua para alcanzar nuestros objetivos sin compromisos.
4.-Ataque: ninguna mediación, pacificación ni sacrificio; no a la limitación a la simple defensa o resistencia, aspirar a la destrucción del enemigo.
Este método refleja el objetivo final y el deseo inmediato de la práctica anarquista revolucionaria.
Pero si hemos de considerar esta práctica como un juego, hemos de comprender también que tipo de juego es. No se trata de un juego en el que dos (o varios) oponentes luchan por alcanzar un mismo objetivo. En un juego como este podría haber lugar para el compromiso y la negociación. Al contrario el juego subversivo es un conflicto entre dos objetivos diametralmente opuestos, el de todo dominador y el del que quiere poner fin a toda dominación. Finalmente, la única manera de ganar este juego es destruir completamente al adversario. Es por esto que no hay lugar para el compromiso y la negociación, especialmente para los anarquistas que estan en posición de debilidad es la que cualquier compromiso seria perder.
Los objetivos, principios, método así como la comprensión de la naturaleza del combate a llevar caracterizan el juego revolucionario anarquista. Como en todo juego, es sobre esta base que desarrollaremos estrategia y táctica. Sin una base como esta, todo discurso sobre la estrategia y la táctica no es cháchara. Entonces sólo podremos hablar de táctica únicamente en el contexto particular de una decisión a tomar en un momento dado, podemos hablar de estrategia de un modo más general. La estrategia concierne al medio para alcanzar los fines.
Hemos de ser concientes de ciertos factores. Ante todo, ¿en que contexto intentamos alcanzar nuestros objetivos? ¿que relación existe entre estos objetivos y el contexto?¿de que medios disponemos para alcanzar estos objetivos? ¿con que complicidades podemos contar en esta empresa? Estas cuestiones revisten un interés particular para los anarquistas para los que el objetivo (erradicar toda forma de dominación) no se sitúa en un futuro lejano. No queremos ser buenos cristianos y sacrificarnos para las generaciones futuras. Queremos más bien disfrutar en el curso de nuestra vida y en el curso de la batalla contra el orden establecido. Por tanto hemos de examinar estas cuestiones bajo este doble aspecto.
La cuestión del contexto implica un análisis global de todo esto, de la naturaleza de las instituciones en juego, de las tendencias fuertes que se desarrollan y de los eventuales puntos de debilidad que pueden llevar a la rotura del orden establecido. Hemos de examinar también nuestras condiciones de vida habituales, nuestras relaciones y encuentros, voluntarios o no, nuestro ambiente inmediato, nuestros proyectos a corto término, etc…
Las relaciones entre el porqué luchamos y las condiciones generales del orden social son de conflicto total. Puesto que nuestros esfuerzos, no solo para destruir la dominación, sino también de resistirnos a ella en nuestra vida, nos hacen enemigos de este orden. Este conflicto está profundamente enraizado en nuestra vida cotidiana por las diversas actividades que nos son impuestas por la regla de la supervivencia más que por la regla de la vida. Este conflicto es pués un punto esencial en la determinación de nuestra estrategia.
Puesto que una parte de nuestros objetivos es reapropiarnos de nuestras vidas de inmediato, nuestros métodos de acción deben reflejarlo. Dicho de otro modo, todos los métodos que implican el abandono del control sobre nuestra vida (por ejemplo el voto) constituyen ya una derrota. Es necesario hacer una distinción entre lo que constituye un abandono (votar, acudir a la justicia, hacer peticiones, discutir con el enemigo) y lo que es compatible con la reapropiación de nuestra vida y la lucha contra las instituciones de dominación (por ejemplo el trabajo temporal, ciertas formas de chanchullo, etc… que no dan acceso a ciertos recursos, informaciones y capacidades útiles en nuestra empresa subversiva).
Nuestros cómplices no importa quienes sean, anarquistas críticos concientes o no, desde el momento en que utilizan los mismos medios que nosotros en sus luchas contra lo que les domina y les oprime, métodos mediante los que toman su vida en sus manos y llevan su propia lucha. Nuestra complicidad mientras utilicen estos medios y cesará cuando abandonen su autonomía o pacten con sus amos.
Puestas estas bases, e aquí algunos temas para discutir sobre estrategia:
¿Sobrevivir o vivir plenamente?. Las estrategias destinadas a hacer crecer permanentemente la preeminencia de vida sobre la supervivencia, a realizar nuestros proyectos y a satisfacer nuestros deseos, deben definir lo más completamente posible como comportarnos cara a la cuestión de la supervivencia; por ejemplo cuando uno se ve obligado a tomar un empleo se puede aprovechar para perjudicar la institución del trabajo y la economía mediante el robo, la distribución de productos o el sabotaje; se puede aprovechar también para obtener gratuitamente unas experiencias útiles para nuestros proyectos; es necesario considerar siempre el trabajo como un medio temporal al servicio de nuestros fines, y estar a punto para abandonarlo en cuanto queramos.
La solidaridad. Presenta dos aspectos; numerosas explosiones sociales provienen de una parte del deseo de recuperar la vida y de destruir la dominación; métodos como los descritos anteriormente son utilizados entonces sin que los participantes sean perfectamente conscientes de ello. ¿Cómo hacer un ligamen entre nuestra lucha consciente contra el orden establecido y estas explosiones de contestación, de una modo que sirva a nuestros objetivos, principios y métodos? Puesto que el evangelismo y los líderes morales se oponen a estos principios y harían de nosotros unos peones de una causa que intentamos promover, hemos de pensar en términos de complicidad y de franqueza.
Llegará un momento en que camaradas y cómplices serán arrestados y encerrados por el enemigo. Lo habitual en estos casos es adoptar una posición de apoyo, de ayuda social y de caridad hacia ellos. Pienso que es un gran error en relación a nuestros objetivos y nuestros deseos. Sin negar la necesidad de constituir fondos para preparar su defensa y mantener la comunicación con ellos, lo importante es saber volver la situación en contra del orden establecido. Las acciones anticarcelarias del grupo francés Os Cangaceiros permiten reflexionar sobre este hecho.
Pequeños incidentes cotidianos: Todos los días se producen pequeños sucesos que perturban la rutina del orden social. ¿Cómo podemos explotarlos subversivamente contra este orden? Para poner al día la realidad de esta sociedad y abrir otras perspectivas. ¿Cómo podemos crear estos “sucesos” para minar la resignación y la aceptación de la
normalidad?.
Los desastres, lo motines, los alzamientos locales o regionales causan perturbaciones que nos pueden revelar muchas cosas sobre el orden establecido y llevar a la gente al camino de la autonomía, la generosidad y al rechazo temporal del orden moral de esta sociedad. ¿Como podemos aprovecharnos mejor de estas situaciones? ¿Qué podemos hacer para acrecentar el rechazo del orden moral más allá del simple momento presente? ¿Cómo podemos denunciar a los diversos políticos y burócratas responsables (partidos políticos, jefes sindicales, militantes y activistas) sin acabar siendo nosotros mismos parásitos de la misma calaña?. Este juego es un gran desafió para nosotros y puede hacer con nuestras vidas alguna cosa maravillosa. Hemos de jugar ferozmente, puesto que es nuestra vida lo que está en juego.
No hay garantía de victoria ni método definitivo para ganar. Pero para cada uno de nosotros en tanto individuos hay muchas maneras de perder, la renuncia, la resignación ante lo que nos impone el orden establecido…
Entonces, ¿quién quiere jugar?.
Wolfi Landstreicher
Green anarchy N° 23 verano/otoño de 2006
http://reflexionrevuelta.wordpress.com/2010/02/17/wolfi-landstreicher-la-practica-anarquista-como-juego-subversivo/#more-351
sabato 19 novembre 2011
Wolfi Landstreicher - Willfull Disobedience-Volume 5, Number 2

We are living in desperate times. The capacity to dream and desire appears to be depleted. Most people merely seem to resign themselves to what is. It is, therefore, not surprising that even some anarchists are turning to apocalyptic visions of “the end” rather than pursuing projects of revolutionary transformation – projects which require a capacity both to dream and desire and to look at the world as it is in terms of how to go about realizing those dreams and desires. I have recently heard certain anarchists declare that revolutionary projects are “unrealistic” and that people should instead prepare for an inevitable collapse of civilization. The determinism inherent in this view may give those who hold it a kind of hope, but it is a sad hope, lacking joy. The joylessness of this perspective stems from the fact that those who hold it are placing their bet on an apocalyptic event that is beyond their control rather than on their own capacity to act and interact, to join together with others to create a rupture with the present.
Download PDF here
http://www.scribd.com/doc/2207985/willful-disobedience-volume-5-number-2
venerdì 18 novembre 2011
[Wolfi Landstreicher] Yo sueño a colores

Blanco y negro-estos dos colores han definido mucho del paisaje social estadounidense, proyectando su sombra sobre los conflictos sociales. Si hoy en los documentos oficiales y en los estudios académicos la “diversidad” y el “multiculturalismo” son reconocidos, en el fondo, la dicotomía entre gente “blanca” y aquellos que no son blancos se mantiene como la definición predominante de la “diferencia”, debido a que es una muy útil herramienta en las manos de aquellos que nos gobiernan.
Es muy fácil condenar a los supremacistas blancos-flagrantes racistas y fanáticos proveedores de una visión del mundo pequeña de mente y estrecha que empobrece todo lo que toca. Para estas personas desagradables e ignorantes, la situación es simple: los que no son blancos son peligrosos y deben ser tratados como tales. Así salen después los garrotes y barras de hierro y la caza comienza. O, más frecuentemente, salen las leyes y la policía y las cárceles se llenan.
Pero sobre los anti-racistas, las buenas personas blancas que no tienen nada en contra de sus hermanos negros, morenos, amarillos o rojos, que incluso están dispuestos a defenderlos? Estos son rápidos en la demanda de que aquellos que no son blancos no debe ser maltratados, que sus derechos deben ser protegidos porque son realmente “como nosotros”, que son nuestros iguales. Esta buena gente, “de mente abierta” está dispuesta a subsumir a todo el mundo dentro de esa gran, raza humana unificada, cegándose a ellos mismos a todo lo que pudiera poner en peligro su magnanimidad abstracta.
Pero aunque uno escoja entre el fanatismo estrecho de mente o la magnanimidad amplia de mente, el resultado es el mismo: a la diferencia se la desaparece, debido a que no debe existir; es muy aterradora, muy desafiante. De hecho el fanatismo del racista se alimenta en la retórica del anti-racista. La doctrina de este ultimo, la promoción de la homogenización “multicultural” y de la “diversidad” como mercancía, es en realidad fundada en el rehuzarse de ver aquello que no necesita de ser señalado-que ningún individuo es igual a algún otro; esto alimenta el miedo de perderse a uno mismo. Y si alguien ha aprendido a definir su peculiaridad en términos raciales, esta doctrina lo estimulara a defender su herencia racial con una vehemencia mayor. Así, la generosidad ciega abstracta del anti-racista simplemente empuja al racista a ser mas estrecho de mente y defensivo. En la misma forma, el anti-racista necesita al racista a quien este puede responder. Sin el racista, a cuyas actitudes e ignorancia este puede condenar, así en esta forma procede a diferenciarse de aquello y de otra forma el no podría probar sus credenciales anti-racistas. En tanto el tal como el racista le tiene miedo a lo diferente y posee el mismo miedo de perderse a si mismo. A diferencia del racista, de todos modos, el no expresa su miedo con el garrote, sino mas bien a través del auto engaño y la adulación. El no ve el racismo arrogante y egoísta en su afirmación de que “ellos son tal como nosotros; ellos son nuestros iguales”. Ese tipo de afirmaciones no solo son insultantes y arrogantes sino también falsas. Pero el anti-racista no entenderá esto. Presa de su propia mala conciencia sobre el compartir el mismo color de piel con los supremacistas blancos que ellos deploran, su anti-racismo se convierte en un símbolo de ser mártires, auto desprecio indicador de su incapacidad de basar el pensamiento en categorías básicas ecencialistas.
Ha habido intentos en años recientes entre los revolucionarios en este país hacia el ir mas alla de la dicotomía patética que todavía domina la discusión sobre la raza. Aunque los intentos tempranos de señalar la falta de una base biológica para el concepto de raza a veces han llevado hacia un perezoso rechazo de lidiar con la cuestión en si, existen aquellos que han tomado el siguiente paso de tratar de desarrollar un análisis de lo útil del concepto de raza para los administradores de actual régimen para el mantenimiento de las actuales relaciones sociales. En particular, los “nuevos abolicionistas”, publicadores de Race Traitor*, han hecho contribuciones útiles para un análisis de cómo el desarrollo del concepto de raza blanca permitió a las clases explotadoras el crear divisiones entre diferentes partes de las clases explotadas y el manipular grandes porciones de estas hacia la identificación con sus explotadores. Esos análisis indican que estos nuevos abolicionistas han ido mas allá de la simplista auto-complacencia del anti-racismo, pero todavía existen elementos de moralización anti-racista que pueden ser encontrados en sus ideas. Su tendencia a todavía pensar en blanco y negro (o blanco y no-blanco) puede ser un punto de partida esencial para el desarrollo de sus análisis que en ultima instancia tratan de superar esta dicotómica forma de pensar. Pero su eslogan, “Traición a la raza blanca es lealtad a la humanidad”, parece llevar consigo el intento del anti-racista de subsumir todas las diferencias bajo dicha abstracción, la raza humana. Por ende, la practica a la cual los escritores de Race Traitor mas frecuentemente llaman a la gente “blanca” es el rechazo del privilegio blanco, cuyos específicos-tal como son descritos en sus escritos-parecen tener mas que ver con virtud moral personal, y en tanto auto-sacrificio similar a aquel de los anti-racistas, que con el desarrollo de un proyecto revolucionario que pueda derribar a esta sociedad y su concepto de raza.
Un proyecto revolucionario verdadero-uno que pueda destruir a la sociedad de clases, dominación y explotación y abrir la posibilidad para el desarrollo de relaciones libres autodeterminadas-esta basado en el deseo de los individuos a determinar sus propias vidas en términos de su propia singularidad. En esta forma, yo no considero que ningún individuo sea igual a ningún otro. Profundas diferencias abundan y entre estas diferencias que hacen lo único de cada individuo están esas características que pueden ser llamadas “raciales” o “étnicas”, pero estas no son las características mas fundamentales. Tampoco estas hacen de un grupo uno superior o inferior. Mas bien estas reflejan que cada uno de nosotros es un ser único con nuestra propia historia y nuestra propia forma de encarar al mundo que nos rodea. En tanto crearnos en nuestros propios términos-posible en el presente solo en revuelta contra el orden social-es necesario examinar las diferencias que tienen su base en categorías socialmente definidas en tanto superarlas, ir mas allá de estas y hacerlas nuestras sirvientas a nuestros seres singulares. Así yo escojo el relacionarme con cada individuo no basándome en su identidad racial o étnica, sino basándome en quien yo soy y quiero ser y en los intereses y deseos que estos individuos evocan en mi.
Es esta singularidad, esta muy real diferencia entre cada individuo, que es temida y rechazada tanto por el racista y el anti-racista. El racista busca eliminar la diferencia en una concepción homogenizada de el ser blanco lo cual justifica la violenta supresión de aquellos que no pueden ser asimilados dentro de esta categoría. El anti-racista busca negar la diferencia asimilando todo dentro del “multiculturalismo” de la mercantilización, ofreciendo solo el gris turbio de la pseudo-diversidad capitalista-la “diversidad” de productos en el mercado. Para ir mas allá de este gris se requiere precisamente que abracemos aquella diferencia que no puede ser mercantilizada-la maravillosa singularidad de cada individuo. Pero tal admisión demanda que nosotros verdaderamente luchemos con aquellos conceptos y categorías sociales en las cuales el mundo presente se esfuerza en encerrar a esta diferencia teniendo como objetivo el destruir a estas jaulas. Tal tipo de esfuerzo es esencial si deseamos alguna ves soñar a colores.
*Revista anti-racista estadounidense visible en http://racetraitor.org/
http://elanticristodistro.blogspot.com/2011/01/yo-sueno-colores-x-wolfi-landstreicher.html
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